De l’éducation à la carrière : l’Université française a organisé un salon de l’emploi

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L’Université française en Arménie (UFAR) a organisé son 21ᵉ salon annuel de l’emploi, devenu une tradition. Environ 65 entreprises et institutions publiques ont participé à l’événement, présentant aux étudiants et aux diplômés des offres d’emploi, des stages et d’autres opportunités professionnelles.

Selon Armenpress, l’Université célébrait également le 25ᵉ anniversaire de sa fondation, et la rencontre avec ses partenaires a été l’occasion de leur exprimer reconnaissance pour leur contribution à l’histoire de l’université et leur accompagnement tout au long de ce parcours.

«Nous sommes très heureux d’accueillir ces initiatives sous notre toit. Représentants du secteur public et privé, votre présence, votre engagement et votre fidélité témoignent de la vitalité de notre coopération et de la confiance mutuelle qui nous unit», a déclaré la Rectricer de l’UFAR, Madame Salwa Nacouzi. 

Évoquant les résultats de l’université, Mme Nacouzi s’est réjouie de constater que 97 % des étudiants diplômés de l’Université française en Arménie l’année dernière ont déjà trouvé un emploi, dont 50 % avant même l’obtention de leur diplôme. La Rectrice a souligné que l’université déploie d’importants efforts pour accompagner ses étudiants dans cette démarche : « Depuis l’année dernière, nous disposons d’une plateforme numérique qui permettra de renforcer le lien entre les employeurs, nos diplômés et nos étudiants actuels », a-t-elle conclu.

L’ambassadeur de France en Arménie, Olivier Decottignies, a pour sa part indiqué qu’il participait à cet événement pour la troisième fois, en notant qu’il attire chaque année un public toujours plus nombreux.

Il a souligné que, même si tous se sont réunis aujourd’hui en un seul lieu, ils coopèrent et travaillent ensemble tout au long de l’année.

Selon l’ambassadeur, cela est possible avant tout grâce au fait que l’enseignement à l’Université française en Arménie n’est pas déconnecté du monde de l’entreprise.
Deuxièmement, les entreprises sont constamment présentes au sein de l’université et lui apportent leur soutien.

Il a ajouté que, grâce à cette initiative, les étudiants découvrent le marché du travail non pas après l’obtention de leur diplôme, mais dès leur parcours universitaire.

«Les étudiants découvrent également le marché du travail grâce aux anciens diplômés de l’Université française en Arménie, qui occupent aujourd’hui des postes à hautes responsabilités, aussi bien dans le secteur privé que public, en Arménie comme à l’étranger.

Ils se familiarisent aussi avec ce marché grâce aux stages qu’ils effectuent tant en Arménie qu’à l’étranger. La majorité des étudiants de l’Université française commencent à travailler avant même d’avoir terminé leurs études, a déclaré l’ambassadeur.

À la fin de son discours, il a remercié les représentants du monde des affaires pour leur soutien constant à l’Université française en Arménie.

Aïssa Movsissian, directrice du développement et des coopérations à l’Université française en Arménie, a précisé que chaque année, lors du salon de l’emploi, le nombre de participants est limité à 65 entreprises, car il n’est physiquement pas possible d’en accueillir davantage.

«Nous ne pouvons pas accueillir plus de 65 entreprises. Même à la dernière minute, nous avons eu de nouvelles demandes. Les entreprises sont très intéressées et souvent, ce sont elles qui nous contactent», a-t-elle expliqué.

Selon Mme Movsissian, l’intérêt est également très fort du côté des étudiants, car ils comprennent qu’au cours du salon, ils peuvent trouver un emploi, une activité bénévole, un stage académique ou professionnel. Le salon est organisé avant les stages des étudiants de 4ᵉ année de licence et de 1ʳᵉ année de master, afin de les aider à préparer leur insertion professionnelle.

«Nous souhaitons que les étudiants entrent en contact avec leurs futurs employeurs et puissent choisir l’entreprise qui correspond le mieux à leurs attentes. L’université ne leur impose jamais un lieu de stage, les étudiants font eux-mêmes leur choix. D’un autre côté, les entreprises sont également libres de sélectionner les stagiaires qui répondent à leurs besoins. Tout cela repose sur un intérêt mutuel», a souligné Movsissian.

Karine Minasian, représentante du département de gestion des ressources humaines du ministère des Finances, a ajouté que le ministère collabore avec l’Université française depuis cinq à six ans et participe depuis quatre années consécutives aux salons de l’emploi organisés par l’université.

« Aujourd’hui, nous nous sommes présentés avec plusieurs postes vacants issus de différentes directions et départements, ainsi qu’avec des opportunités de stage, principalement ces dernières, car chez nous, les stages sont organisés de manière très flexible. Nous n’avons pas d’horaires ou de jours strictement définis : tout est arrangé en fonction du calendrier des cours et des responsables des départements concernés, » a expliqué Karine Minasian.

Elle a ajouté que le format des stages au ministère s’est récemment renforcé, puisqu’il est désormais exigé que la moyenne générale des étudiants (MOG) soit au minimum de 15 ou plus.

« Cela contribue à la fois à motiver les étudiants et à améliorer le travail de nos employés et de nos responsables, afin que les stages soient plus efficaces, » a-t-elle souligné.

En évoquant l’importance du lien entre les institutions publiques et les universités, Minasian a déclaré que ce type de coopération est bénéfique non seulement pour les organisations individuelles, mais aussi pour l’État dans son ensemble.

« Je viens moi-même d’un programme universitaire. Juste après avoir obtenu mon diplôme, j’ai intégré le ministère des Finances. On peut dire que notre génération de cadres est la première à s’être formée grâce à cette connexion entre les universités et les institutions publiques. Je pense que c’est très important, car la nouvelle génération, en sortant de l’université, apporte des idées neuves qui doivent être intégrées dans le système étatique, » a-t-elle déclaré.

Eva Ghazarian, représentante du département des ressources humaines de la Yerevan Brandy Company, a pour sa part indiqué que c’est la deuxième année consécutive que l’entreprise participe au salon de l’emploi organisé par l’Université française en Arménie.

«C’est un grand honneur pour nous de représenter notre entreprise, et pour moi personnellement, c’est une double joie, car je suis moi-même diplômée de l’Université française en Arménie. C’est un sentiment particulier, car je me tiens aujourd’hui des deux côtés à la fois, en tant qu’ancienne étudiante et en tant qu’employeuse,» a déclaré Eva Ghazarian.

Elle a ajouté que la coopération avec l’université est très étroite et qu’elle a pleinement compris la véritable valeur de ce lien après avoir commencé à travailler.

«La première fois que je suis venue au salon de l’emploi, c’était en tant qu’étudiante. C’est là que j’ai découvert différentes entreprises et compris qu’on pouvait acquérir une expérience professionnelle réelle dès la deuxième ou la troisième année, même sans rémunération. Mais le fait d’établir des contacts avec diverses entreprises est une grande valeur en soi,» a-t-elle expliqué.

Ghazarian a également souligné que les étudiants acquièrent des relations précieuses, qui leur sont utiles plus tard, que ce soit pour choisir un lieu de stage obligatoire ou pour intégrer le marché du travail.

«Je connais des étudiants qui effectuent des stages dès la deuxième année et qui, avant même la fin de leurs études, ont déjà accumulé une expérience considérable. C’est bénéfique à la fois pour eux et pour les employeurs, car ces derniers voient que les étudiants ont la volonté de travailler et qu’ils sont déjà familiarisés avec le milieu professionnel. C’est donc un processus gagnant-gagnant, pour l’université, les employeurs et, bien sûr, les étudiants eux-mêmes,» a-t-elle conclu.

De son côté, Zarine Yeghiazarian, responsable du département de communication marketing d’Amundi-Acba, a déclaré que ce type d’événements revêt une importance majeure.

Selon elle, à l’époque où elle était étudiante, il y avait des périodes où de tels salons n’étaient pas organisés, ce qui rendait l’entrée sur le marché du travail particulièrement difficile pour les jeunes diplômés. «C’est pourquoi de telles initiatives sont très appréciées et fortement encouragées de notre part,» a-t-elle ajouté.

Zarine Yeghiazaryan a souligné que cette fois-ci, Amundi-Acba n’a pas participé à l’événement en tant qu’employeur. Au cours de la foire, l’organisation a présenté « l’Académie Amundi-Acba », une plateforme localisée de l’« Amundi Academy » française, adaptée au contexte arménien.

Selon elle, il s’agit d’une plateforme de cours en ligne qui n’est pas une alternative à l’éducation traditionnelle, mais plutôt un complément visant à la renforcer, parfois d’une manière plus moderne et conforme aux standards internationaux. Les cours ont pour objectif d’élever le niveau de culture financière des participants.

« Bien que notre équipe soit petite et que les postes vacants soient limités, cette initiative offre aux participants la possibilité de devenir plus compétitifs sur le marché du travail. Ces dernières années, on observe une augmentation significative du nombre d’emplois dans le secteur financier, ce à quoi contribue largement l’arrivée de sociétés d’investissement en Arménie », a déclaré Zarine Yeghiazaryan.

Elle a ajouté que leur académie pourrait former des spécialistes mieux préparés et plus qualifiés, capables de répondre aux exigences contemporaines du marché financier.

 

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