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Trump propose de «jouer les médiateurs» entre Turcs et Kurdes

Trump propose de «jouer les médiateurs» entre Turcs et Kurdes

EREVAN, 11 OCTOBRE, ARMENPRESS: Après avoir mis le feu au Rojava, le Kurdistan syrien, Donald Trump offre à présent de jouer au pompier. Le président américain, qui avait laissé le champ libre à l'opération militaire turque en retirant ses soldats, a évoqué jeudi pour la première fois la possibilité d'une médiation américaine et a chargé ses diplomates d'arranger un cessez-le-feu entre Turcs et Kurdes.


Le locataire de la Maison-Blanche a également menacé Ankara de sanctions économiques en cas de comportement disproportionné ou «inhumain». Interrogé sur la définition de cette ligne rouge, un haut responsable du département d'Etat a expliqué jeudi que cela inclurait «un nettoyage ethnique», ainsi que des «frappes aériennes ou terrestres aveugles contre la population civile». «Nous n'avons pas vu d'exemples significatifs d'un tel comportement à ce stade, mais ce n'est que le début» de l'opération, a-t-il ajouté lors d'un échange avec la presse, sous couvert de l'anonymat. «Nous n'en sommes qu'aux premières phases, c'est une des raisons pour lesquelles nous lançons autant d'avertissements, car nous sommes très préoccupés par le risque de telles frappes aveugles», a-t-il insisté. «Nous leur avons donné un feu rouge très clair», a répondu le haut responsable américain, dénonçant l'opération d'Ankara comme une «très grosse erreur» et une «situation très très dramatique et très dangereuse». 


Donald Trump a retiré en début de semaine les soldats américains qui se trouvaient en Syrie près de la frontière avec la Turquie. Dans la foulée, le président turc Recep Tayyip Erdogan a lancé mercredi son opération contre une milice kurde qu'il accuse de «terrorisme». Le milliardaire installé à la Maison-Blanche est depuis sous le feu des critiques de la classe politique américaine, et notamment de son propre camp républicain, pour avoir donné un «feu vert» aux Turcs, «abandonné les Kurdes» et pris le risque d'ouvrir la voie à une résurgence du groupe djihadiste Etat islamique.


Face aux critiques, Donald Trump assume son choix, estimant que les Etats-Unis n'ont pas à être impliqués dans des «guerres sans fin». «Nous avons un des trois choix suivants: envoyer des milliers de soldats pour gagner militairement, frapper la Turquie très dur financièrement et avec des sanctions, et jouer les médiateurs en vue d'un accord entre la Turquie et les Kurdes!», a-t-il écrit jeudi dans un tweet. «J'espère que la dernière option sera la bonne», «j'espère que nous pourrons faire une médiation», a-t-il ensuite dit devant les médias.


Le haut responsable du département d'Etat a confirmé qu'une «solution négociée» était la voie privilégiée. «Nous avons été chargés par le président de tenter de voir s'il y a des zones d'entente possibles entre les deux parties, s'il est possible de parvenir à un cessez-le-feu, et c'est ce que nous sommes en train de faire», a-t-il expliqué. Donald Trump «essaie de trouver un terrain d'entente pour aboutir à un cessez-le-feu, pour combler le fossé entre» les forces kurdes et la Turquie, a-t-il ajouté, soulignant qu'Ankara avait déjà négocié par le passé avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation «terroriste» par les autorités turques. La milice que l'armée turque combat actuellement en Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG), est assimilée par la Turquie au PKK.


Source: Le Figaro avec AFP




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