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Nikol Pashinyan: la mise en œuvre rapide des procédures de l'OTSC est nécessaire pour empêcher une nouvelle escalade

Nikol Pashinyan: la mise en œuvre rapide des procédures de l'OTSC est nécessaire pour 
empêcher une nouvelle escalade

EREVAN, 13 MAI, ARMENPRESS. Une séance extraordinaire du Conseil de sécurité, présidée par le Premier ministre par intérim, Nikol Pashinyan s'est tenue au Gouvernement. Conseil de sécurité, a chargé les chefs des départements concernés d'entamer des consultations avec l'OTSC pour éviter que la situation ne s'aggrave.

"Armenpress" présente le discours du Premier ministre par intérim dans son intégralité.

Nikol Pashinyan a fait une déclaration, dans laquelle il a notamment noté :

"Chers membres du Conseil de sécurité,

 Chers compatriotes,

’’C’est le deuxième jour que nous avons une situation explosive autour du lac Sev et des territoires voisins dans la province de Syunik. La raison en est que certains groupes des forces armées azerbaïdjanaises ont franchi la frontière de l’Arménie et ont pris des mesures pour encercler le lac Sev.

Les forces armées arméniennes ont pris des mesures tactiques. Les Azerbaïdjanais se sont retirés dans certains territoires environnants à la suite des contre-mesures tactiques de nos forces armées. Ni la partie arménienne, ni la partie azerbaïdjanaise n’ont jusqu’à présent utilisé d’armes à feu ou d’autres armes.

Quoi qu’il en soit, près de 250 militaires azerbaïdjanais restent à l’intérieur du territoire arménien, dans certaines parties des provinces de Syunik et de Gegharkunik.

Une évaluation approfondie et complète de la situation montre clairement que ce que les Azerbaïdjanais ont fait est une provocation qui peut avoir des objectifs militaro-politiques beaucoup plus larges.

Il est possible que les Azerbaïdjanais aient franchi la frontière arméno-azerbaïdjanaise dans ces régions non pas pour résoudre des problèmes locaux, mais pour provoquer un conflit militaire. Les faits suivants le prouvent :

1 - Les représentants des forces armées azerbaïdjanaises tentent d’expliquer leur présence dans ces zones en présentant des cartes manifestement falsifiées, en essayant d’affirmer qu’il s’agit d’un territoire azerbaïdjanais. Comme je l’ai déjà mentionné, les cartes approuvées pendant l’Union soviétique montrent clairement que ces revendications de l’Azerbaïdjan n’ont aucun fondement, ce que les Azerbaïdjanais eux-mêmes savent.

2-Le jour de la provocation, l’Azerbaïdjan a annoncé la tenue d’exercices militaires à grande échelle avec la participation de 15 000 militaires le 16 mai.

3 - Toujours en avril, le président azerbaïdjanais a ouvertement menacé l’intégrité territoriale de l’Arménie, déclarant qu’ils allaient ouvrir un corridor entre l’Azerbaïdjan et le Nakhitchevan par la force, comme il l’a crié, sous la forme du « corridor de Zangezur ».

Notre évaluation est sans équivoque : la situation actuelle est pleinement conforme au paragraphe 2 de l’article 2 du Traité de sécurité collective, selon lequel « En cas de menace à la sécurité, à la stabilité, à l’intégrité territoriale et à la souveraineté d’un ou de plusieurs États membres ou de menace à la paix et à la sécurité internationales, les États membres lancent immédiatement le mécanisme de consultations conjointes aux fins de la coordination de leurs positions, élaborent et prennent des mesures d’assistance à ces États membres aux fins de l’élimination de la menace en question ».

Sur la base de ce qui précède, je charge le ministre intérimaire des Affaires étrangères de la République d’Arménie, Ara Ayvazian, le ministre intérimaire de la Défense, Vagharshak Harutyunyan, et le secrétaire du Conseil de sécurité, Armen Grigoryan, de prendre des mesures pour lancer des consultations conformément à l’article 2 du Traité de sécurité collective, notamment pour coordonner les positions des États membres de l’OTSC et éliminer la menace existante. Deuxièmement, prendre des mesures pour lancer les procédures prévues par le Règlement de réponse aux crises de l’Organisation de sécurité collective du 10 décembre 2010. Je rappelle que cette procédure définit le mécanisme des activités conjointes visant à résoudre les situations de crise.

Je considère qu’il est nécessaire de souligner que, bien que pour le moment nous n’ayons pas de cas de tirs dans les zones mentionnées, une réaction rapide de l’OTSC est nécessaire pour prévenir une future escalade et pour protéger l’intégrité territoriale de la République d’Arménie, sa stabilité et sa souveraineté. Et nous prenons ces mesures en tant qu’État membre de l’OTSC’’








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