L’Arménie aspire à renforcer ses liens avec la Chine : interview du ministre arménien des Affaires étrangères accordée au South China Morning Post
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L’Arménie cherche à renforcer ses liens avec la Chine non seulement dans les domaines du commerce et des infrastructures, mais aussi dans ceux de la culture et des échanges humains.
Selon Armenpress, c’est ce qu’a déclaré le ministre des Affaires étrangères de la République d’Arménie, Ararat Mirzoyan, dans une interview accordée au South China Morning Post à l’occasion de sa visite officielle à Pékin.
Le ministre a souligné que le dialogue politique entre Erevan et Pékin a été « intensif et actif».
En réponse à une question sur les perspectives de développement d’un partenariat stratégique entre l’Arménie et la Chine, le ministre a fait remarquer :
« Sur la voie du renforcement de nos relations, il n’existe non seulement aucun obstacle ni aucune restriction, mais nous sommes également ouverts et disposés à approfondir ces relations sans aucune limitation. Nous avons abordé ce sujet avec nos partenaires chinois. Nous avons souligné le caractère stratégique de nos relations et nous constatons un intérêt et une volonté réciproques d’élever officiellement ces relations à un niveau supérieur », a déclaré Ararat Mirzoyan.
Le ministre n’a pas non plus éludé la question de la possibilité d’une paix durable dans le Caucase du Sud, notant que lorsque l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont finalisé les négociations sur le texte d’un traité de paix, la Chine faisait partie des pays qui ont salué cette avancée.
Soulignant que l’Arménie souhaite parvenir à une paix institutionnalisée avec l’Azerbaïdjan, à savoir par la signature d’un traité de paix, le ministre a ajouté :
« Nous constatons que la Chine soutient la normalisation des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan », a déclaré Ararat Mirzoyan.
Une question a également été soulevée concernant le processus de normalisation avec les voisins, y compris la Turquie.
« Une telle normalisation revêtira une importance cruciale pour le projet arménien "Carrefour de la paix", présenté en 2023, qui vise à améliorer la connectivité entre l’Arménie et ses voisins, ainsi qu’avec les régions au-delà, notamment l’Europe, l’Asie centrale et la Chine », a souligné Ararat Mirzoyan dans un communiqué diffusé par le ministère arménien des Affaires étrangères.
Il a ajouté que ce projet pourrait ouvrir la voie à la connexion du « Carrefour de la paix » avec l’initiative chinoise « Une Ceinture, Une Route » (Belt and Road Initiative), un programme intercontinental d’infrastructures et d’investissements, ainsi qu’avec la stratégie d’investissement de 300 milliards d’euros de l’Union européenne, Global Gateway.
« Imaginez, le projet arménien "Carrefour de la paix" n’aurait pas le même impact sans l’initiative chinoise "Une Ceinture, Une Route" ; inversement, il est probable que la route "Une Ceinture, Une Route" ne se déroulerait pas aussi harmonieusement si elle contournait l’Arménie », a conclu le ministre arménien des Affaires étrangères.