Selon Pashinyan, les forces politiques doivent répondre de leurs paroles lors des élections
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Le Premier ministre Nikol Pashinyan a appelé à la prudence concernant l'établissement d'une responsabilité juridique pour les déclarations relatives à l'armée et aux institutions étatiques, en soulignant l'importance de la démocratie et du contrôle civil sur les forces armées. Selon les informations d'« Armenpress », Pashinyan s'est exprimé à ce sujet lors de la séance de questions-réponses avec le gouvernement à l'Assemblée nationale, en répondant au député Sarik Minassian.
Le député avait proposé d'envisager une responsabilité administrative, et dans certains cas pénale, pour les figures politiques et publiques tenant des propos dénigrants à l'égard de l'armée et des structures étatiques.
En réponse, Pashinyan a indiqué comprendre les émotions du député, tout en avertissant que de telles initiatives pouvaient comporter des risques.
« Nous devons être extrêmement prudents lorsque nous parlons de telles mesures et initiatives, car cela pourrait nuire considérablement à la démocratie, qui revêt pour nous une importance fondamentale. Il est essentiel que les forces armées restent sous contrôle civil », a déclaré le Premier ministre.
Il a rappelé l'approche passée consistant à ne pas aborder les sujets liés à l'armée, en soulignant que les conséquences en avaient été visibles. Selon Pashinyan, une telle démarche risquerait de créer un écran de fumée autour des problèmes réels.
Le Premier ministre a insisté sur le fait que le principal mécanisme de responsabilité pour les déclarations politiques devait résider dans le jugement des électeurs.
« C'est précisément ainsi que la démocratie doit fonctionner: les gens doivent répondre de ce qu'ils disent ici, mais lors des élections », a affirmé Pashinyan.
Selon son analyse, l'opposition évoquée par le député a déjà reçu une réponse lors des élections locales et doit désormais décider si elle entend poursuivre dans la même voie.
« Les forces politiques répondent elles aussi de leurs paroles dans tous les cas, et elles doivent le faire lors des élections. Il doit s'agir d'une responsabilité politique et non administrative ou pénale, à l'exception des circonstances reconnues dans tous les pays démocratiques », a conclu le Premier ministre.