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La préservation de la diversité des cultures agricoles est une condition essentielle de la sécurité alimentaire mondiale, selon Kent Nnadozie

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La préservation de la diversité des cultures agricoles est une condition essentielle de la sécurité alimentaire mondiale, selon Kent Nnadozie

Dans un contexte marqué par la croissance continue de la population mondiale, le changement climatique et la disponibilité limitée des terres agricoles, la préservation et l’utilisation durable de la diversité génétique des plantes constituent l’un des facteurs clés de la sécurité alimentaire. La conservation des variétés locales de cultures agricoles, l’amélioration de leur rendement et leur capacité à s’adapter à l’évolution des conditions climatiques revêtent une importance majeure pour répondre à la demande croissante de denrées alimentaires à l’avenir.

Dans un entretien avec Armenpress, Kent Nnadozie, secrétaire du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, a souligné que la préservation de la biodiversité et le développement d’une agriculture durable sont des objectifs étroitement liés.

« Après l’adoption de la Convention sur la diversité biologique, les pays ont pris conscience que celle-ci ne couvrait pas pleinement certaines questions liées aux ressources génétiques et à la biodiversité, et qu’il était nécessaire d’élaborer des instruments spécifiques et spécialisés afin de tenir compte des particularités du secteur agricole.

Le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture a, dès le départ, été élaboré et adopté dans le souci d’assurer sa cohérence avec la Convention sur la diversité biologique », a déclaré M. Nnadozie.

Selon lui, les objectifs du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et ceux de la Convention sur la diversité biologique concordent pleinement. La seule différence réside dans le fait que le Traité international met l’accent sur l’agriculture durable et la sécurité alimentaire.

« Étant donné que les deux instruments poursuivent les mêmes objectifs, ils contribuent tous deux à la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et à la réalisation de ses objectifs. En outre, ils définissent des objectifs et des cibles similaires concernant l’utilisation durable des ressources génétiques, l’accès à ces ressources et le partage des avantages découlant de leur utilisation », a-t-il déclaré.

Kent Nnadozie a souligné que les objectifs étaient les mêmes. Il s’agit, d’une part, de préserver la biodiversité et d’éviter sa disparition et, d’autre part, de garantir une utilisation durable de ces ressources au service de la survie de l’humanité, de la sécurité alimentaire et du développement d’une agriculture durable.

Selon lui, le Traité repose sur le constat que la diversité des cultures agricoles constitue le fondement de la production alimentaire et, plus largement, de la production agricole, et donc de la sécurité alimentaire.

« L’un des principaux objectifs du Traité est donc de veiller à ne pas perdre la diversité des cultures agricoles sur laquelle repose notre production alimentaire, tout en garantissant son utilisation durable. Nous devons veiller à préserver les variétés cultivées par les agriculteurs, en particulier celles qui se sont adaptées aux conditions locales et dont ils dépendent tant pour assurer leurs moyens de subsistance que pour contribuer à nourrir le monde.

Il est essentiel que cette diversité ne soit pas seulement préservée et utilisée, mais aussi constamment améliorée, afin que les cultures puissent s’adapter au changement climatique, à de nouvelles conditions environnementales, ainsi qu’à l’apparition de nouveaux ravageurs et de nouvelles maladies », a-t-il déclaré.

Parallèlement, selon Kent Nnadozie, la préservation et l’amélioration de cette diversité doivent permettre de répondre aux nouveaux besoins alimentaires et de s’adapter à l’évolution des modes de consommation. Cet enjeu est d’autant plus important que la population mondiale continue de croître, tandis que les terres disponibles pour la production agricole restent limitées.

« L’augmentation de la production alimentaire doit donc passer par une amélioration des rendements des cultures agricoles. Cette hausse des rendements peut être obtenue en exploitant la diversité génétique dont nous disposons déjà, afin de produire davantage de denrées alimentaires avec des terres et des ressources limitées.

C’est précisément là que réside la contribution du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture à la sécurité alimentaire mondiale. En outre, les indicateurs établis à partir des données fournies par les États parties au Traité international contribuent au suivi de la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal », a-t-il souligné.

Le secrétaire du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture a indiqué que le Traité collaborait étroitement avec la Convention sur la diversité biologique, tant au niveau des secrétariats des deux instruments qu’à celui des instances intergouvernementales.

« Cette coopération vise à garantir que nous respections tous les engagements que nous avons pris, que nous réalisions les objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal et que nous obtenions les résultats qu’il prévoit », a conclu Kent Nnadozie.

 

 

 

 

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