L’incursion d’un militaire azerbaïdjanais en Arménie ne remet pas en cause la paix établie, affirme Pashinyan au sujet de l’incident de Chaki

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L’incursion du militaire azerbaïdjanais à Chaki ne saurait en aucun cas remettre en cause la paix établie entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, a déclaré le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan dans une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), rapporte Armenpress.

« Au cours des 30 dernières années, des dizaines d’incidents se sont produits au cours desquels des soldats des deux côtés se sont simplement égarés, notamment en raison du brouillard ou d’autres circonstances, et ont franchi la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Cet incident ne saurait remettre en cause la paix établie entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Tout d’abord, l’Azerbaïdjan a informé l’Arménie qu’un de ses militaires avait quitté de sa propre initiative son lieu de service et que les recherches entreprises pour le retrouver n’avaient pas permis de le localiser. Il était donc possible qu’il ait pénétré sur le territoire arménien.

Selon les éléments dont dispose actuellement l’enquête, le militaire a franchi la frontière arménienne, est entré dans une maison et y a passé la nuit. L’incident s’est produit par la suite. Il s’agit d’un incident de droit commun », a déclaré le Premier ministre.

Nikol Pachinian a souligné que, depuis plus de deux ans, aucun décès ni aucune blessure n’avaient été enregistrés à la suite de tirs à la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Le Premier ministre a également rappelé qu’en 2024, l’Arménie et l’Azerbaïdjan avaient signé leur premier accord bilatéral juridiquement contraignant, ratifié par les deux pays. Ce document prévoit que la Déclaration d’Alma-Ata constitue le principe de base du processus de délimitation de la frontière entre les deux pays.

Le 1er octobre, le Service de sécurité nationale de la République d’Arménie avait annoncé que, le 29 septembre, le Service de sécurité d’État de l’Azerbaïdjan l’avait informé qu’un militaire avait quitté son lieu de service, sans exclure la possibilité qu’il ait franchi illégalement la frontière arménienne. À la suite de cette information, les autorités compétentes des deux pays avaient entrepris des recherches.

Selon les informations publiées par le parquet, le 1er octobre, vers 14 heures, le militaire azerbaïdjanais Nasimi Musayev est entré illégalement dans une maison du village de Chaki, dans la communauté de Sisian. Après avoir été découvert, il a ouvert le feu avec son arme. Un citoyen arménien, né en 1987, a été blessé.

Musayev a pris la fuite avant d’être retrouvé à une autre adresse dans le village de Chaki. Il a été arrêté à 15 h 30 et remis aux autorités chargées de l’enquête préliminaire.

Le citoyen blessé a reçu des soins au centre médical de Sisian avant d’être transféré à Erevan. Ses deux enfants, nés en 2011 et en 2014, se sont également présentés au même centre médical pour des blessures. L’aîné présentait une fracture du poignet droit, tandis que le plus jeune souffrait d’une contusion des tissus mous.

Le 2 octobre, le procureur a engagé des poursuites pénales publiques contre le citoyen de la République d’Azerbaïdjan Nasimi Rahim oglu Musayev.

Dans le cadre de la procédure pénale, Nasimi Rahim oglu Musayev a été placé en détention provisoire pour une durée de deux mois.

 

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