Le Premier ministre a assisté à la présentation du livre d’Armen Grigorian, intitulé « Fais un pas, rejette Serge»

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Le Premier ministre Nikol Pahinian a assisté, à la Galerie nationale d’Arménie, à la présentation du livre de l’ancien secrétaire du Conseil de sécurité Armen Grigorian, intitulé « Fais un pas, rejette Serge ». Information du service de presse de cabinet du Premier ministre.

Le livre constitue un témoignage exceptionnel sur les réflexions personnelles, les détails organisationnels et les évolutions historiques liés à la révolution de velours, non violente, de 2018 en Arménie. À travers la mise en regard de son expérience personnelle, de son analyse politique et des faits, l’auteur dévoile les coulisses de la formation du mouvement populaire. Le livre présente en détail les stratégies de la lutte de rue, les difficultés liées à l’organisation des actions de désobéissance civile, ainsi que les étapes décisives qui ont permis d’aboutir à la victoire.

Nikol Pashinyan a prononcé un discours et cité les propos de Mao Zedong lorsqu’on lui a demandé son avis sur la Révolution française: « Il est trop tôt pour tirer des conclusions à ce sujet. » « Depuis la Révolution de 2018, mes conclusions sur la Révolution changent chaque semaine. La lecture du livre d’Armen Grigorian, que, d’ailleurs, je n’ai pas lu jusqu’au bout, a de nouveau soulevé devant moi la question suivante : quelle est mon opinion sur la Révolution populaire, non violente et de velours de 2018 ? En effet, je suis désormais pleinement d’accord avec Mao Zedong: il est encore trop tôt pour tirer des conclusions à ce sujet », a déclaré le Premier ministre.

Selon le Premier ministre, il ne faut d’ailleurs pas tirer de conclusions, car toute révolution constitue une opportunité: « Et, qui plus est, une opportunité pour chacun. La question est de savoir comment chacun d’entre nous tire parti de cette opportunité et comment il en a tiré parti. Aujourd’hui encore, la Révolution est une opportunité.»

Selon Nikol Pashinyan, la Révolution constitue une réussite, sur laquelle il est également encore trop tôt pour tirer des conclusions. « La Révolution, c’est le rapport quotidien à la vie, car lorsque nous parlons de démocratie, nous entendons que chaque citoyen est, chaque jour, en interaction avec la vie. C’est en cela que la non-démocratie et la démocratie se distinguent : plus une personne est en interaction avec la vie, plus le pays est démocratique, moins elle est en interaction avec la vie, moins il est démocratique », a déclaré le chef de l’État, ajoutant que, dans ce contexte, la Révolution constitue une réussite, puisqu’elle a rapproché le citoyen de la vie et de la réalité.

Selon le Premier ministre, le plus grand défi de la révolution est de faire en sorte qu’elle n’atteigne pas le point zéro, c’est-à-dire qu’elle ne revienne pas au point de départ. « Ce qui m’a le plus marqué au sujet de notre révolution, c’est qu’en 2018, alors que j’étais déjà Premier ministre et que je m’entretenais avec les dirigeants d’autres pays, un dirigeant de longue date d’un pays développé m’a dit : “Vous savez, notre pays aussi a besoin d’une telle révolution.” Et je voudrais conclure mon intervention en affirmant que notre pays aussi a besoin à nouveau d’une révolution », a conclu Nikol Pashinyan.

 

 

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