«Dialogue culturel Arménie-UE 2026» : de nouvelles perspectives de coopération dans le domaine de la culture ont été examinées
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Une nouvelle étape dans la coopération culturelle Arménie-UE։ L’atelier intitulé « Dialogue culturel Arménie-UE 2026 » a réuni pour la deuxième fois les principaux acteurs du secteur culturel d’Arménie et de l’Union européenne afin d’examiner l’état de mise en œuvre de la Stratégie 2023-2027 de la République d’Arménie pour la préservation, le développement et la promotion de la culture.

Selon Armenpress, les discussions ont porté sur les perspectives de coopération culturelle entre l’Arménie et l’Union européenne, ainsi que sur les questions liées au tourisme culturel, à l’éducation créative et au développement des initiatives culturelles.
La ministre arménienne de l’Éducation, de la Science, de la Culture et des Sports, Zhanna Andreasyan, saluant les participants, a remercié Vassilis Maragos ainsi que l’ensemble de l’équipe de la délégation de l’Union européenne pour leur coopération efficace.

« Depuis l’année dernière, nous avons tenté ensemble de transposer au domaine culturel la plateforme de dialogue qui fonctionne déjà avec succès dans le secteur de l’éducation. Je constate avec satisfaction que cette plateforme est réellement substantielle et востребue : elle permet à la fois d’assurer la visibilité de notre coopération dans le domaine de la culture et de définir de nouveaux objectifs à travers l’échange d’idées.
Les événements des dernières semaines montrent que de nouvelles opportunités s’ouvrent effectivement à nous, et je pense qu’il est de la responsabilité de chacun d’en faire bon usage », a déclaré la ministre.
Elle a rappelé que la stratégie culturelle est le fruit d’un travail collectif. Lors de son adoption en 2023, après de longues discussions, ce document n’était pas uniquement celui du ministère. Celui-ci a mené un vaste travail avec les partenaires de l’Union européenne, d’autres organisations internationales, les représentants du secteur culturel, les artistes, les institutions et les organisations de la société civile.
« Je pense que les stratégies doivent précisément être conçues ainsi : elles ne relèvent pas uniquement d’une institution publique, mais ne peuvent devenir réalité qu’à travers des efforts conjoints.
Je me réjouis de constater, à l’approche de 2027, année qui marquera le bilan de la stratégie, des progrès significatifs. Les résultats enregistrés sont particulièrement impressionnants. Par exemple, les dépenses publiques consacrées à la préservation du patrimoine culturel, notamment des monuments, ont augmenté de 542 % en 2025 par rapport à 2022. Cela témoigne non seulement de la préservation du patrimoine, mais aussi de son accessibilité et de sa visibilité publique.
J’ai une très haute opinion du potentiel de la culture arménienne. Je me souviens de la visite du ministre italien de la Culture en Arménie, lorsqu’il avait indiqué que son ministère ne demandait pas de financements au gouvernement, mais générait lui-même des flux financiers. À l’époque, cela m’avait semblé quelque peu inhabituel, mais aujourd’hui je pense que la culture arménienne possède elle aussi ce potentiel. Nous pouvons également devenir un secteur qui ne se contente pas de consommer des ressources, mais crée de la valeur et la restitue à la société », a souligné Zhanna Andreasyan.
Elle a insisté sur le fait qu’il appartient à l’État de créer les incitations adéquates afin de développer ce potentiel. Les réformes engagées ces dernières années s’inscrivent précisément dans cette logique.
Selon la ministre, l’un des principaux défis demeure l’hyperconcentration de la vie culturelle à Erevan. C’est pourquoi l’un des axes majeurs de la stratégie culturelle vise à dynamiser la vie culturelle dans les régions.
« Dans ce cadre, nous mettons en œuvre plusieurs programmes, notamment le festival “Festivar” organisé dans différentes villes. Cet été, par exemple, nous prévoyons également des événements dans la ville de Chambarak, dans la région du Gegharkounik.
L’accès à la vie culturelle constitue un élément essentiel de la qualité de vie, et sans cela, il sera difficile d’atteindre les résultats que nous souhaitons obtenir.
Le développement des liens entre les peuples constitue également une composante importante de la coopération avec l’Union européenne. Nous disposons déjà d’une bonne coopération dans le cadre du programme “Europe créative”, et je suis convaincue que notre travail commun produira de nouveaux résultats », a ajouté la ministre.
Le chef de la délégation de l’Union européenne en Arménie, l’ambassadeur Vassilis Maragos, a pour sa part souligné que la culture est un facteur d’unité, tout comme l’économie, la société, l’identité et l’ensemble des valeurs qui donnent un sens à la vie quotidienne des citoyens.
L’ambassadeur de l’UE a remercié les initiateurs de ce processus et de ce dialogue ainsi que les représentants des différents secteurs, soulignant que tous accomplissent un travail remarquable.
«Naturellement, je sais que vous souhaitez faire davantage, mais je peux affirmer avec certitude que la participation de l’Arménie au programme Creative Europe est d’une importance capitale.

Nous avons soutenu, par exemple, l’organisation de la Semaine de la mode d’Erevan, car il ne s’agit pas uniquement d’une initiative culturelle, mais également d’un instrument essentiel pour l’économie, le rayonnement des marques et la promotion des produits arméniens.
Il existe de nombreux secteurs et produits dont le développement nous permet de renforcer les liens entre la culture et l’économie.
Nous souhaitons particulièrement promouvoir les initiatives fondées sur la marque arménienne et les spécificités géographiques du pays. Il ne s’agit pas seulement d’un produit ou d’une marchandise, mais aussi d’un style et d’une identité.
Qu’attendons-nous de ce dialogue sur les politiques culturelles ? Davantage d’unité, une coopération plus approfondie et des discussions plus concrètes sur ce que nous allons accomplir ensemble et sur la manière dont nous pouvons rendre l’Arménie meilleure, comment nous pouvons la rendre plus visible en Europe, tout en faisant mieux connaître en Arménie la culture des pays européens », a souligné l’ambassadeur.
Selon lui, les efforts portent sur l’établissement d’une coopération continue, fondée sur les programmes déjà réalisés, tout en lançant de nouveaux projets et de nouvelles idées.
Vassilis Maragos estime également que la créativité constitue, de manière générale, l’une des caractéristiques essentielles du partenariat entre l’Union européenne et l’Arménie.