Les documents uniques du musée du Musa Dagh ont été traduits en plusieurs langues étrangères

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Désormais, les visiteurs étrangers du musée du Musa Dagh peuvent accéder, grâce à des codes QR, aux pages marquantes de l’histoire arménienne en anglais, en français et en russe.

Ce projet multilingue de présentation des documents historiques a été mis en œuvre à l’occasion du 110e anniversaire de la bataille héroïque du Musa Dagh, rapporte Armenpress.

Les codes QR ont été officiellement présentés au public le 12 septembre.

Les traductions ont été réalisées grâce aux efforts des élèves du complexe éducatif international francophone Anatole France.

Le directeur du complexe éducatif, Christian Schall, a souligné que la réalisation du projet s’est faite en collaboration avec les élèves du lycée n°119 de Erevan portant le nom de Benjamin Jamkochian, ainsi qu’avec le Musée-Institut du Génocide des Arméniens.

«L’histoire de l’Arménie doit être bien connue non seulement des élèves arméniens, mais aussi des élèves étrangers.
L’un de nos objectifs était de rendre le musée plus accessible aux visiteurs étrangers et d’encourager les élèves à le fréquenter plus souvent»,
a-t-il déclaré, en remerciant tous les partenaires et soutiens du projet.

 

Selon Olivier Decottignies , ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de France en Arménie, un siècle s’est écoulé depuis la bataille héroïque du   Musa Dagh, mais l’esprit héroïque continue de vivre en chacun.
« C’est un esprit de résistance et de détermination, une détermination incarnée par l’amiral Louis Dartige du Fournet, qui décida de sauver les Arméniens sans ordre précis. C’est aussi un exemple de solidarité grâce auquel les habitants du Musa Dagh continuèrent leurs actions dans les légions de Palestine, de Syrie et de Cilicie, portant l’uniforme français », a déclaré l’ambassadeur.

M. Decottignies  considère que les élèves ont mené un projet vraiment ambitieux. Parmi les présents se trouvaient aussi les parents de Tovmas Ayntapyan, originaire du Musa Dagh. Il a rappelé que le 12 septembre 1915, les premiers navires français sont arrivés dans la région du Musa Dagh. La population a pu monter à bord des embarcations pour se sauver.

« Le 5 septembre, le navire français “Gichen” s’était approché du Musa Dagh et avait recueilli des informations qu’il transmit à l’amiral Louis Dartige du Fournet, alors basé à Chypre. Malgré les difficultés, l’amiral réussit à sauver la population du Musa Dagh. Certains combattants refusèrent de quitter le Musa Dagh, demandèrent à être armés pour continuer le combat, mais l’amiral avait une autre idée : il était convaincu que la guerre durerait longtemps, il fallait donc que les hommes au combat rejoignent les leurs. C’est grâce à ses efforts que, le 12 septembre 1915, 4092 habitants du Musa Dagh furent évacués par bateau vers Port-Saïd », a raconté M. Ayntapyan.

Il a souligné que les habitants du Musa Dagh ont su surmonter cette catastrophe avec courage, persévérance et unité. Les défenseurs du Musa Dagh furent les premiers volontaires de la Légion d’Orient, qui se distinguèrent lors de la bataille d’Arara en 1918.

L’élève de 12e année du complexe scolaire Anatole France, Lilit Shahmuradyan, a indiqué que le travail de traduction avait commencé l’année dernière, en utilisant diverses sources. Les élèves ont eu accès non seulement aux matériaux du musée du Mont Moussa, mais aussi à des archives exceptionnelles du Musée-Institut du Génocide Arménien, qui ne sont pas accessibles au grand public.

 

« Nous avons réalisé des traductions à partir de différentes langues et élaboré des textes. Il y avait des textes en arménien classique (grabar) que nous avons présenté en arménien moderne, ce qui a été très intéressant. Le travail a été à la fois pédagogique et utile », a souligné Lilit.

Prochainement, ces matériaux seront également traduits en espagnol, allemand et arabe.

 

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