Après les déclarations de Hikmet Hajiyev à Gandzasar, Alen Simonyan s’est entretenu avec lui par telephone
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Le secrétaire du Conseil de sécurité de la République d’Arménie, Alen Simonyan, a indiqué qu’il s’était entretenu avec Hikmet Hajiyev, conseiller du président de l’Azerbaïdjan, à la suite des événements survenus à Gandzasar. Selon Armenpress, il l’a déclaré lors d’un point de presse avec des journalistes, précisant qu’ils étaient en contact permanent et qu’ils s’entretenaient presque tous les deux jours.
Répondant à la question de savoir s’il comptait réagir publiquement aux déclarations de Hajiyev concernant Gandzasar, Simonyan a indiqué que toutes les déclarations ne nécessitaient pas systématiquement une réponse publique.
« Je pense que tout a été dit et que tout ce qui est dit ne nécessite pas forcément une réaction. Il faut se demander si cela va changer quoi que ce soit ou non. Je peux maintenant tenir des propos virulents, réagir d’une manière ou d’une autre, nous pouvons tous nous sentir mieux pendant 15 minutes, mais par là même nuire aux négociations », a déclaré Simonyan.
Il a souligné que le processus de paix exigeait une approche prudente.
« Nous avons dit cent fois qu’il fallait traiter la paix avec précaution, et c’est précisément dans ce cas qu’il faut faire preuve de cette prudence », a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité.
Simonyan a par ailleurs confirmé qu’il avait évoqué la question avec Hikmet Hajiyev après les événements survenus à Gandzasar.
« Oui, je lui ai parlé après cela, mais ne nous attardons pas sur les détails. Nous sommes constamment en contact. Il a mon numéro de téléphone et j’ai le sien. On peut dire que nous nous parlons tous les deux jours », a-t-il déclaré.
Selon lui, au cours de ces échanges, il a également fait part de préoccupations afin que de tels incidents ne portent pas atteinte au processus entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
« J’ai également exprimé d’autres préoccupations, en soulignant qu’il fallait tout faire pour que de tels incidents ne viennent surtout pas entraver le processus, et je pense toujours aujourd’hui que de tels événements ne doivent pas y faire obstacle », a déclaré Simonyan.
À la question d’un journaliste lui demandant pourquoi la partie azerbaïdjanaise ne faisait pas preuve de la même prudence, Simonyan a répondu qu’il était responsable de la position de la partie arménienne.
« Je ne suis pas responsable d’eux et je ne veux pas non plus l’être. Nous n’avons pas leurs yeux pour voir comment ils perçoivent la situation, pas plus qu’ils n’ont nos yeux », a-t-il déclaré.
Interrogé sur la question de savoir si la partie azerbaïdjanaise reconnaissait son erreur, Simonyan a déclaré que les deux parties avaient leurs propres points de vue.
« Il y a leur point de vue et il y a le nôtre. Le sens de mon travail est précisément de faire en sorte que nous ne les opposions pas et ne les mettions pas en confrontation. Il n’est pas juste de mettre en conflit notre identité, la paix et les processus qui sont en cours », a-t-il souligné.
Simonyan a de nouveau ajouté qu’une réaction publique virulente pouvait être satisfaisante pour le public national, mais qu’elle pouvait ne pas contribuer au processus de paix.
« Je peux maintenant répondre d’une manière qui vous fera tous dire : “Waouh !”, mais cela ne contribuera pas à cette paix tant souhaitée », a conclu le secrétaire du Conseil de sécurité.
Le 12 septembre, des représentants du corps diplomatique accrédité en Azerbaïdjan s’étaient rendus à Gandzasar et à Dadivank, accompagnés de Hikmet Hajiyev. À Gandzasar, Hajiyev avait présenté aux diplomates des reproductions de manuscrits restés dans l’ancienne antenne du Matenadaran, en leur montrant leurs pages vierges et en affirmant qu’elles témoigneraient, prétendument, d’une falsification de l’histoire par la partie arménienne.
Au cours de la même visite, Hajiyev avait également déclaré que Gandzasar et Dadivank constituaient « une partie intégrante du patrimoine chrétien de l’ancienne Albanie du Caucase ». Il avait associé la fondation de Gandzasar à Hasan-Jalal, le présentant comme un dirigeant de l’Albanie du Caucase.
L’Institut de recherche sur les manuscrits anciens « Matenadaran » Mesrop Mashtots avait ensuite précisé que les manuscrits présentés à Gandzasar n’étaient pas des originaux, mais des reproductions de grande qualité spécialement réalisées à cet effet, les originaux étant conservés à Erevan. Le directeur du Matenadaran, Ara Khzmalyan, avait déclaré que seules certaines pages avaient été reproduites pour l’exposition, ce qui expliquait la présence de pages vierges dans les reproductions.