Grono։ je ne conteste pas l’importance de l’héritage arménien dans les régions du Karabakh autrefois touchées par le conflit
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« La préservation du patrimoine culturel et le soutien à sa sauvegarde constituent non seulement un volet important des processus de paix, mais également une valeur essentielle pour l’Union européenne. »

C’est ce qu’a déclaré à la correspondante d’Armenpress Magdalena Grono, représentante spéciale de l’Union européenne pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie, qui, le 14 septembre, accompagnée du vice-ministre des Affaires étrangères et du Commerce international de la République d’Arménie, Vahan Kostanyan, s’est rendue à l’Institut de recherche sur les manuscrits anciens « Matenadaran » Mesrop Mashtots.
« Je suis heureuse d’avoir eu aujourd’hui l’occasion de visiter le Matenadaran et de voir ses remarquables collections arméniennes anciennes. J’ai pu constater la beauté et la richesse véritables de ce patrimoine et j’en suis profondément impressionnée. Je remercie vivement la partie arménienne de m’avoir offert cette possibilité et je suis convaincue que la préservation du patrimoine culturel et le soutien à sa protection constituent non seulement un élément important des processus de paix, mais également une valeur essentielle pour l’Union européenne », a souligné Magdalena Grono.
Auparavant, Magdalena Grono s’était rendue en Azerbaïdjan et avait visité le Karabakh, à l’issue de quoi elle avait publié un message sur les réseaux sociaux, indiquant que « des points de vue et des récits profondément divergents existent quant à l’origine de certains sites », sans toutefois préciser ce qu’elle entendait par là. Cette publication avait suscité des critiques en Arménie.
Interrogée par la correspondante de l’agence sur la manière dont la représentante de l’Union européenne interprétait sa publication, Magdalena Grono a répondu :
« Je ne conteste certainement pas la présence arménienne dans le passé ni la richesse des traces arméniennes dans les régions du Karabakh autrefois touchées par le conflit. Lors de ma visite, la semaine dernière, dans les régions de Kelbajar (où j’ai visité Dadivank – réd.) et d’Agdara (où j’ai visité Gandzassar – réd.), j’ai eu pour la première fois l’occasion de m’en rendre compte personnellement. J’ai également été heureuse de visiter à nouveau aujourd’hui le Matenadaran d’Erevan. Ce patrimoine doit être préservé et valorisé, en évitant toute politisation ou instrumentalisation injustifiée. »
Selon Magdalena Grono, l’essentiel pour l’Union européenne est que tous les aspects du processus de paix soient pris en compte. Il s’agit, selon elle, de questions politiques, sécuritaires et économiques, mais également de questions complexes telles que les enjeux humanitaires et ceux liés au patrimoine culturel.
« Je pense qu’à un moment donné, pour parvenir à une réconciliation pleine et entière, il sera également nécessaire d’engager un dialogue sur ces questions. J’ai entendu les points de vue des deux parties et je sais qu’ils suscitent chez elles des émotions profondes. J’ai également été heureuse, lors de ma visite effectuée ce week-end, d’avoir l’occasion de voir l’important patrimoine qui existe réellement au Karabakh », a conclu la représentante spéciale de l’Union européenne pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie.
