L’Arménie, un pôle d’innovation en matière de défense et d’intelligence artificielle : discours du ministre de l’Industrie des hautes technologies à Paris
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Dans le cadre du salon international Eurosatory 2026, le ministre de l’Industrie des hautes technologies de la République d’Arménie, Mkhitar Hayrapetyan, est intervenu lors de la séance de clôture consacrée au thème : « Coopération industrielle dans le domaine de la défense : chaînes d’approvisionnement, talents et rôle des petits États ».
Selon le communiqué du ministère de l’Industrie des hautes technologies, le ministre a présenté les orientations stratégiques du développement de l’industrie de défense arménienne, soulignant que, même à l’ère de l’intelligence artificielle et des avancées technologiques rapides, les petits États peuvent demeurer compétitifs grâce à leur agilité, à leur capacité d’innovation et à des investissements ciblés.
L’intelligence artificielle est en train de devenir une technologie structurante des systèmes de défense modernes. Toutefois, la technologie seule ne suffit pas. Selon le ministre, le véritable avantage compétitif demeure le capital humain. L’Arménie poursuit d’importants investissements dans la formation d’ingénieurs, le développement des start-up, le renforcement des instituts de recherche ainsi que les partenariats avec les principales entreprises technologiques mondiales. L’objectif est clair : créer un environnement dans lequel les talents peuvent s’épanouir, innover et développer des solutions contribuant à la fois à la croissance économique et à la sécurité nationale.
Le ministre a souligné qu’au cours des quatre à cinq dernières années, le secteur arménien de l’industrie de défense a connu une transformation qualitative majeure. Grâce au système des commandes publiques, 172 milliards de drams ont été investis dans le secteur, tandis qu’une décision a été prise en vue de conclure de nouveaux contrats à long terme pour un montant supplémentaire de 190 milliards de drams.
À la suite de cette politique, le chiffre d’affaires du secteur au sein de l’économie nationale a atteint près de 70 milliards de drams, tandis que les produits de défense arméniens sont désormais exportés vers les marchés internationaux.
Le ministre a souligné que l’avenir appartient non pas à des bases industrielles isolées, mais à des écosystèmes interconnectés capables de stimuler collectivement l’innovation. Selon lui, les écosystèmes innovants prospèrent lorsque les start-up ont la possibilité d’expérimenter rapidement, d’apprendre de leurs erreurs et d’améliorer continuellement leurs solutions. C’est pourquoi des efforts soutenus sont déployés afin de simplifier les procédures d’essai et d’élargir l’accès à des environnements opérationnels réels.
Afin de renforcer sa compétitivité dans un contexte mondial en constante évolution, l’Arménie développe sa vision de l’« AI Factory Garden », destinée à permettre aux entreprises arméniennes du secteur de la défense de réaliser des simulations d’ingénierie complexes ainsi que les essais nécessaires, avec le soutien de l’État, qui met à leur disposition les infrastructures et les ressources requises.
Le ministre a également réaffirmé la volonté de l’Arménie de promouvoir les coopérations internationales. Il a indiqué que le gouvernement arménien poursuit de manière cohérente ses efforts visant à simplifier les procédures de délivrance des licences d’exportation, afin de faciliter l’accès des solutions technologiques arméniennes aux marchés mondiaux.
L’Arménie évolue progressivement d’un statut de consommateur vers celui de partenaire capable d’offrir au monde des solutions de haute technologie. Dans ce cadre, le potentiel scientifique du pays, ses capacités énergétiques et ses ressources de calcul sont mobilisés au service de la sécurité nationale et du progrès technologique.
En conclusion de son intervention, Mkhitar Hayrapetyan a déclaré :
« Ensemble, nous pouvons bâtir des chaînes d’approvisionnement plus résilientes, développer des technologies plus performantes et créer un écosystème industriel de défense plus robuste, fondé sur les capacités complémentaires des grands comme des petits États. »