La première TUMO ouvre ses portes en Belgique : le modèle éducatif arménien crée un nouveau pont entre l’Arménie et la Wallonie
16 minutes de lecture

Le premier centre TUMO en Belgique a été officiellement inauguré au cœur de Liège, au sein de La Grand Poste.
Ce centre innovant, destiné aux jeunes âgés de 12 à 18 ans, leur offrira la possibilité de développer gratuitement des compétences essentielles pour les métiers de demain, notamment en programmation, intelligence artificielle, robotique, création de jeux vidéo, design graphique et dans d’autres domaines du numérique.

L’ouverture de TUMO à Liège constitue un événement majeur non seulement pour la ville de Liège et la Wallonie, mais également pour les relations entre l’Arménie et la Belgique. Conçu en Arménie, ce modèle éducatif innovant est désormais implanté en Belgique, où il offre aux jeunes un nouvel espace dédié à l’apprentissage numérique, à la créativité et à l’orientation vers les métiers de demain.
Pour la Wallonie, ce projet s’inscrit dans une vision plus large du développement stratégique de la région. Le vice-président du Gouvernement wallon et ministre de l’Économie, de l’Industrie, de l’Emploi et du Numérique, Pierre-Yves Jeholet, a souligné, dans un entretien accordé à la correspondante d’Armenpress à Bruxelles, que la Wallonie est confrontée à plusieurs défis majeurs : la réindustrialisation de son économie, le renforcement de son autonomie stratégique dans les domaines de la santé, de l’énergie, de l’agroalimentaire et de la défense, ainsi que l’amélioration de la compétitivité de ses entreprises.
Selon lui, la réalisation de ces objectifs nécessite le développement de nouvelles compétences et la formation de professionnels hautement qualifiés.
« La Wallonie doit relever de nombreux défis. Nous savons que nous devons poursuivre la réindustrialisation de notre territoire et de nos activités économiques, tout en renforçant notre autonomie stratégique dans des secteurs tels que la santé, l’énergie, l’agroalimentaire et la défense. Nous devons donc investir à la fois dans la compétitivité de nos entreprises, mais aussi dans les talents et la formation », a-t-il déclaré.

Le ministre Jeholet a particulièrement insisté sur l’importance de susciter chez les jeunes un intérêt pour les technologies et les métiers du numérique.
« TUMO, qui nous vient d’Arménie, s’accompagne de toute l’expertise et du savoir-faire développés par l’Arménie dans le domaine numérique. Il est essentiel pour nous de disposer en Wallonie et à Liège d’un centre comme TUMO afin d’éveiller des vocations chez les jeunes dans les métiers du numérique. Sans talents, nous ne pourrons relever les défis qui nous attendent », a-t-il ajouté.
Selon l’ambassadeur de la République d’Arménie en Belgique, Tigran Balayan, l’ouverture de TUMO Liège représente non seulement une initiative éducative d’envergure, mais également un exemple remarquable de la reconnaissance internationale du potentiel d’innovation arménien. À ses yeux, ce projet revêt aussi une forte dimension symbolique, puisque l’Arménie se présente en Belgique à travers un modèle fondé sur l’éducation, le développement et les compétences d’avenir.
« Aujourd’hui, c’est une véritable source de fierté pour l’Arménie. Nous avons de nombreuses raisons d’être fiers, mais ce projet possède pour moi une portée particulièrement symbolique. L’Arménie innovante apporte, dans le pays où j’ai l’honneur de représenter mon pays, un savoir-faire arménien synonyme d’éducation, de progrès et de développement », a-t-il déclaré.
L’ambassadeur a également mis en avant le soutien accordé au projet tant par le Gouvernement wallon que par plusieurs grandes entreprises belges. Selon lui, cela démontre que le modèle éducatif arménien est non seulement accepté, mais également hautement apprécié en Belgique.
« Le fait que ce projet soit soutenu à la fois par le Gouvernement wallon et par de grandes entreprises belges démontre toute la pertinence et la qualité du modèle éducatif arménien. Il s’agit d’un accomplissement majeur pour l’Arménie, mais également d’une avancée significative pour la Belgique, la Wallonie et les relations belgo-arméniennes », a souligné l’ambassadeur.
L’ambassadeur d’Arménie en Belgique, Tigran Balayan, a également indiqué que les efforts se poursuivent afin d’étendre la présence de TUMO non seulement à d’autres villes belges, mais aussi au Luxembourg.
« Nous poursuivons nos démarches afin d’implanter des centres TUMO dans d’autres villes de Belgique et, par exemple, au Luxembourg. J’espère que nous pourrons annoncer prochainement des avancées concrètes dans cette direction », a ajouté l’ambassadeur.
Pour le directeur de TUMO Liège, Thomas Lenoir, l’inauguration du centre constitue l’aboutissement d’un travail de longue haleine. Selon lui, l’arrivée des premiers étudiants a déjà démontré que le modèle éducatif arménien fonctionne avec succès en Belgique.
« Notre rêve est devenu réalité dès lundi, puisque c’est ce jour-là que nous avons accueilli nos premiers étudiants à TUMO. C’est le fruit concret de nombreuses semaines de travail collectif. Voir les premiers jeunes franchir timidement les portes du centre, puis en ressortir avec un large sourire en expliquant qu’ils avaient vécu une expérience enrichissante et qu’ils reviendraient, est une immense source de fierté », a-t-il déclaré.
Thomas Lenoir souligne que la véritable force de TUMO réside dans son caractère universel. Le modèle est capable de s’adapter à des contextes culturels et éducatifs variés, indépendamment du niveau initial de connaissances ou de préparation technologique des participants.
« Il est particulièrement réjouissant de constater que ce modèle conçu en Arménie, identique partout dans le monde, fonctionne tout aussi efficacement en Belgique. La force de TUMO réside dans le fait qu’il propose une approche universelle, quels que soient les acquis ou le niveau de préparation des jeunes dans les différents domaines enseignés. Au final, chacun progresse à son rythme et parvient à développer de nouvelles compétences », a expliqué le directeur.
Durant la phase préparatoire du projet, l’un des principaux défis a consisté à garantir le respect de l’ensemble des normes techniques et organisationnelles du réseau TUMO. Le programme repose sur des standards internationaux communs : équipements, aménagement des espaces, environnement pédagogique et expérience globale doivent répondre aux mêmes exigences de qualité, que le centre soit situé à Erevan, Paris, Beyrouth ou Liège.
Le soutien du siège central de TUMO en Arménie a joué un rôle déterminant dans ce processus. Selon Thomas Lenoir, c’est véritablement après l’ouverture du centre que l’on comprend pourquoi les équipes arméniennes accordent une telle importance aux critères de qualité.
« Maintenant que le centre est ouvert, je comprends pleinement pourquoi nos collègues arméniens se montrent aussi exigeants en matière de qualité. Cela fait partie intégrante de l’expérience TUMO. Lorsqu’ils affirment que les étudiants sont au cœur du projet, ce n’est pas un simple slogan : tout est réellement conçu et pensé pour eux », a-t-il souligné.
TUMO Liège peut accueillir jusqu’à 129 jeunes par session. Deux sessions sont organisées chaque jour, ce qui permettra au centre de recevoir près de 600 étudiants par semaine. L’objectif est d’accompagner chaque année entre 1 000 et 1 500 jeunes issus de Liège et de sa région.
Le projet bénéficie également du soutien de partenaires locaux, parmi lesquels figure Ethias. Pour l’entreprise, soutenir TUMO Liège revient à participer à une initiative qui prépare les jeunes aux grandes transformations du monde numérique tout en contribuant au renforcement de l’écosystème informatique et technologique de Liège et de la Wallonie.
Comme le souligne Jean-Christophe Peterken, l’ambition fondamentale de cette initiative est de transmettre aux jeunes le goût des métiers d’avenir et de leur offrir les moyens de construire leur avenir dans les secteurs les plus innovants.

« Avec TUMO, notre ambition commune est de susciter chez chaque jeune l’envie de s’orienter vers des études et des carrières dans les domaines STEAM, les sciences, les technologies, l’ingénierie, les arts et les mathématiques. Ce sont précisément ces secteurs qui constituent le fondement de la compétitivité de notre région », a souligné Jean-Christophe Peterken.
Ainsi, l’ouverture de TUMO à Liège représente bien davantage que l’inauguration d’un nouveau centre éducatif. Elle constitue un point de convergence entre l’innovation née en Arménie, la vision économique de la Wallonie et la coopération croissante entre l’Arménie et la Belgique.
Ce centre devient un espace où les jeunes peuvent révéler leurs talents, développer des compétences numériques et créatives, s’orienter vers les métiers de demain et devenir des acteurs à part entière des transformations technologiques en cours.
Les participants à la cérémonie d’inauguration ont unanimement souligné que TUMO Liège constitue également un symbole fort. Il démontre qu’un modèle éducatif conçu en Arménie est capable d’inspirer, de former et d’accompagner les jeunes à travers le monde, tout en apportant une nouvelle dimension à la coopération entre l’Arménie et la Belgique.
Par son approche innovante, son rayonnement international et son engagement en faveur de la jeunesse, TUMO Liège illustre la capacité d’une initiative arménienne à contribuer concrètement au développement des compétences du XXIᵉ siècle et à renforcer les liens entre les peuples à travers l’éducation, l’innovation et la créativité.
