Approfondissement sans précédent du partenariat, sommet Arménie-UE et perspectives européennes d'Erevan: entretien avec l’ambassadeur de l’UE
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Les relations entre la République d’Arménie et l’Union européenne sont aujourd’hui plus étroites que jamais. Telle est l’évaluation formulée par l’ambassadeur de l’UE en Arménie, Vassilis Maragos, qui, en caractérisant les relations bilatérales, a souligné que cette coopération repose sur des valeurs communes, une vision partagée de l’avenir et un respect clair du choix souverain de l’Arménie.
Selon l’ambassadeur, Bruxelles n’apporte pas seulement un soutien politique, mais met également en œuvre des investissements concrets visant à renforcer l’économie, les infrastructures et la sécurité de l’Arménie, dans le but de produire des résultats tangibles au bénéfice des citoyens arméniens.
Vassilis Maragos souligne également que l’Arménie se trouve aujourd’hui au cœur de l’attention politique européenne, et que les prochains sommets prévus à Erevan témoignent du niveau atteint par les relations entre Erevan et Bruxelles. L’ambassadeur indique que la coopération bilatérale a déjà dépassé son cadre initial et continue de s’élargir en intégrant de nouveaux domaines.
-Votre Excellence, compte tenu de l’approfondissement et du développement sans précédent des relations et du partenariat entre l’Arménie et l’Union européenne, comment évaluez-vous le niveau actuel du dialogue Arménie–Union européenne ?
En pratique, cette coopération s’élargit et s’approfondit continuellement. À travers le programme « Résilience et croissance », doté d’un montant global de 270 millions d’euros, nous réalisons des investissements directs dans l’économie et le secteur des entreprises en Arménie, en soutenant les entreprises arméniennes afin qu’elles se développent, innovent et accèdent à de nouveaux marchés.
Dans le cadre de la stratégie « Global Gateway », les investissements de l’Union européenne en Arménie devraient atteindre 2,5 milliards d’euros. Ils seront orientés vers le développement des réseaux routiers et ferroviaires, des systèmes électriques et des infrastructures énergétiques, contribuant ainsi à élargir les voies commerciales de l’Arménie, à diversifier ses partenaires et à réduire sa dépendance à un fournisseur unique. Il ne s’agit pas de simples déclarations politiques, mais de projets concrets visant à améliorer les conditions de vie des citoyens et les opportunités économiques.
Je souhaite que le message principal pour les citoyens arméniens ne se limite pas au fait que deux sommets majeurs se tiennent à Erevan au cours de cette semaine. Le message essentiel est que l’Arménie est un partenaire important et fiable à un moment historique décisif, et que nos relations ont déjà produit et continueront de produire des résultats concrets pour les citoyens arméniens.
Cela reflète les choix et les priorités de la population arménienne, ainsi que les efforts déployés en faveur de la démocratie et de la souveraineté dans des conditions difficiles.
Les investissements annoncés, les accords signés et la présentation officielle du rapport d’avancement sur la libéralisation des visas lors du sommet ne sont pas des gestes symboliques. Ils constituent des résultats concrets d’un partenariat existant.
Le fait que l’Arménie se trouve au centre des discussions politiques européennes cette semaine est la reconnaissance de cette réalité, et je pense que c’est une source légitime de fierté pour les citoyens arméniens, tant dans le pays que dans la diaspora.
- Les élections parlementaires prévues en juin constituent une étape importante, et mon message aux citoyens de l’Arménie est clair : ces élections vous appartiennent. Le droit de déterminer l’avenir du pays revient exclusivement aux électeurs, librement et sans ingérence. Le rôle de l’Union européenne, à la demande des autorités arméniennes, est de soutenir les institutions afin de garantir pleinement l’intégrité de ce processus.
Concrètement, nous apportons notre soutien aux institutions qui assurent la tenue d’élections libres et équitables de la Commission électorale centrale aux organisations de la société civile et aux médias indépendants. Il s’agit d’un engagement civique de long terme, fondé sur la coopération institutionnelle, qui ne constitue ni une mission d’observation électorale ni une participation au processus électoral lui-même.
L’Union européenne ne désigne pas les gagnants. Nous travaillerons avec le gouvernement qui sera formé à la suite du choix des citoyens arméniens, en restant guidés par les mêmes principes et le même agenda.
Qui remportera ces élections relève exclusivement des électeurs arméniens, et j’encourage chacun à exercer ce droit sans se laisser influencer par des narratifs de désinformation prétendant que les citoyens n’ont aucun rôle dans la décision : en réalité, la décision leur appartient entièrement.
Il est essentiel pour nous que le processus soit crédible, que les citoyens puissent voter librement, et que les résultats reflètent véritablement la volonté du peuple arménien. C’est cela, des élections démocratiques et c’est ce que mérite l’Arménie.