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Scandale au Palais de l’Élysée : le maître d’hôtel aurait volé de la vaisselle de luxe pendant des années

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Scandale au Palais de l’Élysée : le maître d’hôtel aurait volé de la vaisselle de luxe pendant des années

Le quadragénaire comparaissait pour un vaste vol commis au cœur même de l'Élysée. Il était soupçonné d’avoir dérobé plus d’une centaine d’assiettes, tasses, soucoupes et autres pièces de porcelaine utilisées lors des dîners d’État. Depuis plus de cinq ans, il était précisément chargé de dresser les tables, gérer les stocks et veiller à cette vaisselle d’exception. À ses côtés dans le box des accusés figuraient son compagnon, antiquaire, ainsi qu’un jeune homme de Versailles, tous deux poursuivis pour recel de vol.  

L’enquête a débuté tardivement, bien après les premiers larcins. Alertés par un signalement de l’Élysée, les gendarmes de la section de recherche de Paris se sont intéressés à la disparition d’objets classés issus notamment de la manufacture de Sèvres. Une partie de cette vaisselle avait été commandée en 2018 pour près de 500'000 euros, une dépense qui avait alors suscité la polémique.

Les investigations se sont rapidement concentrées sur l’argentier en chef. Elles ont mis au jour des échanges suspects avec Ghislain M., 30 ans, collectionneur de porcelaine installé à Versailles. Le contact avait été établi via les réseaux sociaux début 2024. Avec la complicité du compagnon antiquaire de Thomas M., ce dernier aurait été convaincu de sortir progressivement les pièces du palais. Mois après mois, la vaisselle a été discrètement exfiltrée, et les inventaires falsifiés. Ces disparitions ont fini par alerter les services de sécurité, près de deux ans après le début du stratagème.

Le 16 décembre, trois interpellations simultanées ont eu lieu dans le Loiret et à Versailles. Tous trois ont reconnu les faits en garde à vue. Une perquisition a permis de retrouver une grande partie des objets, soigneusement conservés chez le collectionneur, employé au musée du Louvre comme gardien de salle. Les trois prévenus ont été placés sous contrôle judiciaire et se sont engagés à restituer les pièces restantes. Le préjudice a été estimé à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Thomas M. a, de son côté, démissionné de son poste fin novembre.

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