L’Arménie a officiellement adhéré à l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)

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Le 10 octobre 2025, l’Arménie a officiellement adhéré à l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Abou Dhabi, devenant ainsi un membre à part entière de l’organisation. Selon « Armenpress », la République d’Arménie sera représentée au sein de l’UICN par le ministère de l’Environnement.

« L’adhésion à l’Union internationale pour la conservation de la nature témoigne de l’engagement de notre pays à renforcer la protection de la biodiversité et à rehausser nos ambitions en matière de préservation de la nature », indique le communiqué du ministère.

Lors de son allocution, le ministre de l’Environnement Hambardzum Matévossian a déclaré :
« Grâce à l’UICN, nous avons l’opportunité de bénéficier de l’expérience mondiale, d’outils innovants et de partenariats internationaux qui nous aideront à accélérer la mise en œuvre de nos politiques environnementales. Cette adhésion soutient également nos préparatifs pour accueillir, en 2026, la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17), un événement majeur pour l’Arménie, qui lui permettra de présenter ses efforts en matière de biodiversité et de durabilité. »

Située au carrefour de l’Europe et de l’Asie, l’Arménie se distingue par sa riche biodiversité — forêts montagneuses, prairies alpines, steppes semi-désertiques et écosystèmes d’eau douce. Ces paysages abritent des espèces uniques et menacées telles que le léopard du Caucase (Panthera pardus tulliana), le bouquetin de Perse (Capra aegagrus aegagrus) et la truite du lac Sevan (Salmo ischchan), endémique de ce lac. Outre leur valeur naturelle, ces écosystèmes jouent un rôle vital pour les communautés locales et régionales.

Ces dernières années, l’Arménie a enregistré des progrès notables dans la mise en œuvre de sa Stratégie nationale et de son Plan d’action pour la biodiversité. Néanmoins, plusieurs défis persistent : amélioration du cadre juridique, développement du système national de suivi de la biodiversité et établissement de mécanismes de financement durable pour les objectifs environnementaux à long terme.

« C’est un grand honneur pour l’Arménie que l’UICN accueille officiellement son adhésion. Cette décision intervient à un moment où notre pays élargit activement les zones naturelles protégées, met en œuvre des programmes de reforestation et adapte sa législation aux normes internationales. Grâce à sa biodiversité unique et à ses écosystèmes variés, l’Arménie joue un rôle essentiel dans le réseau environnemental, tant régional que mondial », précise le communiqué.

Dans le cadre de la transition verte, l’Arménie s’engage à restaurer 12,9 % de ses surfaces forestières d’ici 2030, à renforcer la protection des espèces menacées et à réduire la pression sur les écosystèmes d’eau douce, notamment le lac Sevan. Avec le soutien de ses partenaires internationaux et de l’UICN, le pays avance vers une transition écologique conforme aux objectifs du Pacte vert européen, tout en étendant le réseau Émeraude et en intégrant des solutions fondées sur la nature dans sa stratégie nationale de développement.

En rejoignant l’UICN, l’Arménie intègre une plateforme mondiale unifiée où la coopération, l’échange d’expériences et l’innovation deviennent les piliers du progrès. Cette adhésion offre également la possibilité d’accéder à des mécanismes de financement internationaux, tels que le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et le Fonds-cadre mondial pour la biodiversité (GBFF), afin de réaliser les priorités nationales et de contribuer aux objectifs mondiaux relatifs au climat et à la biodiversité.

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