Le développement durable est impossible sans la paix : le ministre arménien des Affaires étrangères est intervenu à la réunion ministérielle du G20
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Il est impératif d’accélérer la réforme de l’architecture financière internationale afin de la rendre plus inclusive, représentative et réactive aux besoins des pays en développement, a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, dans son intervention lors de la réunion ministérielle du G20, en marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, rapporte Armenpress.
«Je tiens à remercier la présidence sud-africaine du G20 d’avoir organisé ce débat dans le contexte actuel. Depuis huit décennies, l’ONU incarne notre aspiration commune à prévenir le fléau de la guerre, à promouvoir le développement durable et le bien-être universel, ainsi qu’à protéger les droits humains et les libertés fondamentales.
Aujourd’hui cependant, les conflits et les tensions géopolitiques, accompagnés d’instabilité économique, de violations continues des droits humains, de la dégradation de l’environnement et de l’accroissement des inégalités, menacent la coopération internationale et les avancées durement acquises vers l’Agenda 2030.
Les pays en développement, notamment ceux en situation particulière, les États à revenu intermédiaire, ainsi que ceux en conflit ou en phase post-conflit, portent une charge disproportionnée face aux crises mondiales et dans la réalisation de leurs objectifs de développement. Ces défis sont aggravés par la pression croissante de la dette et l’accès limité à des ressources concessionnelles à long terme.
Il est donc impératif d’accélérer la réforme de l’architecture financière internationale, afin de la rendre plus inclusive, représentative et réactive aux besoins des pays en développement. À cet égard, le “compromis de Séville” constitue un cadre solide d’action, et nous appelons tous les États membres à en assurer la mise en œuvre efficace.
Le développement durable est impossible sans la paix. L’an dernier, dans cette même salle, j’ai souligné l’engagement indéfectible de l’Arménie à contribuer à la paix dans notre région. Aujourd’hui, à la suite de la réunion tripartite réussie tenue le 8 août à Washington et de la signature préliminaire de l’accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, je peux affirmer que la paix est désormais établie.
L’an dernier, j’ai également mentionné que, dans le cadre de notre agenda pour la paix, l’Arménie avait présenté l’initiative du “Carrefour de la Paix”, visant à renforcer l’interconnexion de l’Arménie, de ses voisins et d’une zone géographique beaucoup plus large. Cette année, grâce à la Déclaration conjointe signée par les États-Unis, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, nous sommes parvenus à un accord sur des principes fondamentaux, la souveraineté des États, l’intégrité territoriale, l’inviolabilité des frontières et la juridiction et travaillons désormais à des solutions techniques mises en œuvre dans ce cadre.
Nous sommes convaincus que l’ouverture complète des communications de transport et la mise en valeur du potentiel de transit et de commerce de la région seront déterminantes. La mise en œuvre de l’initiative du “Carrefour de la Paix”, y compris le programme TRIPP qui en constitue une partie intégrante, créera de nouvelles opportunités de croissance économique, de dialogue et d’interactions entre les peuples, contribuant ainsi à une stabilité et une prospérité accrues.
Nous remercions les pays partenaires qui ont déjà salué cette initiative, et comptons sur le soutien de tous nos partenaires internationaux, y compris le G20, pour faire avancer cette vision.
En conclusion, l’Arménie réaffirme son attachement à un système multilatéral renouvelé, centré sur l’ONU, capable d’assurer les piliers complémentaires que sont la paix, le développement et la protection des droits humains», a souligné le ministre arménien des Affaires étrangères.