Droit

L’enquêteur a demandé la détention provisoire de l’archevêque Mikael Adjapahian, selon son avocet

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L’enquêteur a demandé la détention provisoire de l’archevêque Mikael Adjapahian, selon son avocet

Le Comité d’enquête a demandé au tribunal de placer en détention provisoire Monseigneur Mikael Adjapahian, archevêque du diocèse de Chirak de l’Église apostolique arménienne.

Selon « Armenpress », l’information a été publiée sur Facebook par l’avocat Ara Zohrabyan. Il a précisé que Mikael Adjapahian est accusé en vertu de l’article 422, partie 2, du Code pénal de la République d’Arménie, pour des appels diffusés via les médias et les technologies de l’information, que les autorités considèrent comme visant à usurper le pouvoir et à renverser l’ordre constitutionnel.

« Nous informerons ultérieurement sur la date de l’audience et de l’examen du dossier », a écrit Zohrabyan.

Monseigneur Mikael a rejeté les accusations portées contre lui.

Le 27 juin, des représentants des forces de l’ordre arméniennes sont entrés dans les locaux du Saint-Siège pour arrêter l’archevêque Mikael Adjapahian. Une altercation a alors éclaté entre les forces de l’ordre et les membres du clergé. Peu après, l’archevêque a déclaré qu’il était prêt à accompagner les autorités au Comité d’enquête, mais il est ensuite revenu sur sa décision et est rentré dans le bâtiment patriarcal.

Le Saint-Siège a ensuite expliqué que l’archevêque Mikael Adjapahian était prêt à coopérer avec les autorités, mais que les fidèles rassemblés l’en avaient empêché.

Dans un communiqué, le Service de sécurité nationale (SSN) a indiqué que, pour éviter une escalade de tensions publiques le 27 juin, les forces de l’ordre avaient temporairement quitté les lieux du Saint-Siège. Le SSN a appelé l’archevêque à ne pas se soustraire à la justice, et les citoyens à ne pas faire obstacle aux actions légales des forces de l’ordre.

Après le retrait des forces de sécurité, Monseigneur Mikael a tenté à nouveau de se rendre à Erevan en voiture pour se présenter au Comité d’enquête, mais ses partisans ont bloqué la route. Il a alors décidé de continuer le trajet à pied, puis a finalement repris la route en voiture.

La décision d’arrestation a été prise dans le cadre d'une procédure pénale engagée selon l’article 422, partie 2 du Code pénal, pour des appels publics diffusés par les médias et les technologies de l'information visant à usurper le pouvoir et à renverser l’ordre constitutionnel.

La procédure pénale contre Mikael Adjapahian a été ouverte le 17 juin.

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