Galouzine : l’UEEA attend de l’Arménie l’annonce d’un référendum d’ici décembre
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Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Galouzine, a déclaré que l’Arménie devrait se prononcer, d’ici décembre 2026, sur la tenue d’un référendum national portant sur son adhésion à l’Union européenne ou son maintien au sein de l’Union économique eurasiatique (UEEA). Cette question devrait être examinée lors de la réunion des dirigeants des États membres de l’UEEA en décembre 2026, dans le cadre de discussions sur d’éventuelles mesures à prendre ultérieurement à l’égard d’Erevan.
Selon Armenpress, le vice-ministre russe des Affaires étrangères a fait cette déclaration dans une interview accordée à l’agence TASS.
« Il est évident que si, d’ici là, l’appel à organiser un référendum est ignoré, les dirigeants tiendront compte de ce fait lorsqu’ils se prononceront sur les éventuelles mesures communes à prendre par la suite », a déclaré Galouzine.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères a rappelé que la déclaration conjointe adoptée le 29 mai par les présidents de la Russie, de la Biélorussie, du Kazakhstan et du Kirghizistan évoque la nécessité d’organiser, dans les délais les plus courts possibles, un référendum national en Arménie sur la question de l’adhésion à l’Union européenne ou du maintien du pays au sein de l’Union économique eurasiatique.
« Il a par ailleurs déjà été prévu que cette question soit examinée lors de la prochaine session du Conseil économique suprême de l’UEEA, prévue en décembre, à l’occasion de laquelle les dirigeants des États membres devront recevoir un rapport sur les conséquences éventuelles d’une suspension de l’application à l’Arménie de certaines dispositions du traité instituant l’UEEA », a déclaré Galouzine.
Pour rappel, le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a déclaré ces derniers jours qu’il n’était pas possible, à ce stade, d’organiser un tel référendum en Arménie, faute d’objet à soumettre au vote.
« Un référendum aura bien sûr lieu, mais seulement après que l’Arménie aura officiellement présenté sa demande d’adhésion à l’Union européenne. Il faudra ensuite mener un travail institutionnel en ce sens. Aujourd’hui, l’organisation d’un référendum est impossible, car l’objet de ce référendum n’existe pas.
Imaginons que nous organisions maintenant un référendum en demandant aux citoyens de se prononcer entre l’Union européenne et l’Union économique eurasiatique. Quelle serait leur réaction ? Ils demanderaient : quelles sont nos perspectives d’adhésion à l’Union européenne ? Quelle est notre feuille de route ? Et ainsi de suite.
De nombreuses questions se poseraient, auxquelles nous n’avons pas de réponses et auxquelles personne n’a de réponse », a déclaré Nikol Pashinyan.