Pashinyan: un crime dirigé contre notre État, sa sécurité et sa stabilité a été révélé

6 minutes de lecture

Le système judiciaire de la République d'Arménie a déjoué un crime dangereux dirigé contre la souveraineté de l'État, la sécurité nationale et la stabilité.
Selon « Armenpress », le Premier ministre Nikol Pashinyan a fait cette déclaration lors de la séance du gouvernement.

Le Premier ministre Nikol Pashinyan a hautement salué les actions conjointes des employés du Service de sécurité nationale (SSN), du Comité d’enquête, de la police, du parquet et du ministère de l’Intérieur, déclarant qu’il proposerait que les meilleurs d’entre eux soient décorés de récompenses d’État.

«Il est important de noter qu’un crime en préparation contre la souveraineté de l’État, la sécurité et la stabilité de l’Arménie a été révélé. Naturellement, la mise en œuvre de ce plan a également été empêchée. Je remercie tous les représentants de notre système judiciaire», a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu’il avait discuté de la question le matin même avec le président de la République d’Arménie.

Par ailleurs, Pachinian a évoqué les réactions publiques, qui ont établi des parallèles entre cette affaire et l’attentat terroriste du 27 octobre 1999.
«Certains utilisateurs notent qu’un nouveau “27 octobre” a été évité en Arménie. Un autre groupe pose la question suivante : en 1999, les forces de l’ordre de la République d’Arménie auraient-elles pu empêcher l’attentat du 27 octobre ? Je pense que c’est une question à laquelle il faut aussi répondre de manière crédible. J’espère que notre système judiciaire s’efforcera également de trouver cette réponse», a conclu le Premier ministre.

Le Comité d’enquête de la RA avait publié une déclaration, selon laquelle, dans le cadre du mouvement «Lutte sacrée» dirigé par Vazgen Galstanyan (évêque Bagrat Galstanyan), des actions terroristes avaient été préparées, ainsi qu’une tentative de prise de pouvoir illégale.

Selon le communiqué, jusqu’à 250 groupes de choc, composés principalement d’anciens militaires et policiers, avaient été formés au sein du mouvement. Leur objectif était de paralyser simultanément les systèmes de gouvernance et de transport du pays par des actions destructrices coordonnées.

Le plan criminel comprenait :

  • le blocage des corridors de transport,
  • la coupure de l’électricité et d’Internet,
  • la création d’un climat de peur par des explosions et des tirs,
  • des cyberattaques contre les systèmes de l’État,
  • l’entrave aux mouvements de la police,
  • et la désorganisation du pouvoir public.

D’après le Comité d’enquête, les membres du groupe avaient déjà acquis des milliers d’engins explosifs artisanaux, des «étoiles» métalliques (pointes anti-véhicules) et des cartes pour coordonner leurs actions.
Vazgen Galstanyan est identifié comme l’organisateur central du complot.

Il a été placé en détention provisoire pour une durée de deux mois. Il est accusé selon trois articles du Code pénal de la RA : préparation d’actes terroristes, de troubles massifs, et tentative d’usurpation du pouvoir.

L’évêque Bagrat rejette les accusations et les qualifie de persécution politique.

Le Comité d’enquête a soumis au tribunal une demande de placement en détention de 16 personnes au total.
Parmi elles, 9 ont déjà été placées en détention, une décision concernant une autre sera rendue le 26 juin, et les cas restants seront examinés le même jour.

 

Français العربية English Հայերեն ქართული Русский