Mirzoyan: Je suis sûr que le Groupe de Minsk a toujours son rôle à jouer
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EREVAN, 13 AVRIL, ARMENPRESS: Je suis sûr que le groupe de Minsk de l’OSCE a toujours son rôle pour les Arméniens du Haut-Karabakh, dans le traitement des questions de droits et de sécurité a affirmé aujourd’hui à Erévan, Ararat Mirzoyan, ministre des affaires étrangères d’Arménie en recevant le président en exercice de l’OSCE, le ministre des Affaires étrangères de la Macédoine du Nord, Buyar Osmani.
Aucun pays membre de l’OSCEne peut à lui seul mettre fin à un mécanisme, une institution, une décision dont la création a été unanime par tous les pays membres et qui a été fondée, en fait, par tous les pays membres a affirmé le ministre des Affaires étrangères d’Arménie, Ararat Mirzoyan, lors de la conférence de presse conjointe avec le président en exercice de l’OSCE, le ministre des Affaires étrangères de la Macédoine du Nord, Buyar Osmani. Le chef de la diplomatie arménienne répondait ainsi à la question du journaliste de la Télévision publique d’Arménie qui affirmait que le président Azéri considère le groupe de Minsk comme un groupe épuisé.
"Je pense que nous ne pouvons pas être guidés par les revendications azéries, surtout compte tenu du fait que très souvent diverses revendications azéries sur divers sujets ont des contradictions en elles-mêmes. On ne peut que citer l’exemple du corridor de Latchine, quand l’Azerbaïdjan a prétendu et, je pense, prétend toujours que le corridor n’est pas fermé, qu’il n’est pas bloqué, puis simultanément ou à deux jours d’intervalle, il prétend que le corridor est bloqué par des militants civils qui s’occupent de l’environnement, qui ont des préoccupations environnementales, puis dit que ces militants devraient contrôler la cargaison et les personnes qui traversent le couloir, etc. Si nous nous laissons guider par les revendications azéries, nous nous retrouverons dans une confusion totale» a affirmé le chef de la diplomatie arménienne.
Ararat Mirzoyan a poursuivi«De plus, l’Azerbaïdjan affirme que non seulement le groupe de Minsk n’existe plus, mais que le Haut-Karabakh n’existe pas non plus, que le conflit du Haut-Karabakh n’existe pas, en général il n’y a pas de question dans ce contexte qui fait l’objet de discussion internationale (…) Si je rends la réponse privée et parle du sujet que vous avez soulevé, le fait est qu’aucun pays membre de l’OSCEne peut à lui seul mettre fin à un mécanisme, une institution, une décision, sur la base de laquelle tous les pays membres se sont mis d’accord et qui a été fondée , en fait, par tous les États membres. Le processus de Minsk, le format de Minsk existe, mais pour de nombreuses raisons, objectives et subjectives, l’activité de la coprésidence est actuellement gelée.
Je suis sûr que le processus de Minsk et la conférence de Minsk, dont il s’agissait à l’origine, ont encore du travail à faire et ont un rôle à jouer dans la résolution des problèmes de droits et de sécurité des Arméniens du Haut-Karabakh. Et, en général, l’OSCEa aussi du travail à faire, car il ne s’agit pas seulement du processus de Minsk, mais aussi d’autres institutions, par exemple, le représentant personnel du président par intérim et la mise en œuvre de son mandat et de ses capacités. Je suis sûr que l’OSCE a son travail à faire".