La découverte d’une immense peinture à l'huile du XVIIe siècle dans les murs de la boutique Oscar de la Renta à Paris


EREVAN, 23 JANVIER, ARMENPRESS: L’histoire est digne d’un épisode de la saga Indiana Jones. Le New York Times vient de révéler l’existence d’une sublime toile à l'huile du XVIIe siècle cachée derrière un mur de la toute nouvelle boutique parisienne d’Oscar de la Renta. Cette dernière devait ouvrir pour les défilés couture de cette semaine, rapporte “Armenpress”,

Sauf que pendant sa rénovation, Alex Bolen, directeur général d'Oscar de la Renta a reçu un coup de téléphone étonnant. L'architecte d'intérieur irlando-canadienne, Nathalie Ryan, avait trouvé sous les décombres une peinture représentant un marquis du XVIIe siècle entouré de courtisans et entrant dans la ville de Jérusalem.

Alex Bolen fait illico le déplacement de New York pour voir de ses propres yeux ce trésor monumental de plus de trois siècles. Situé rue de Marignan dans le VIIIe arrondissement, dans l’ancien magasin Reed Krakoff, le bâtiment, construit au XIXe siècle, appartenait à une famille encore présente dans l’immeuble, révèle le New York Times. Des travaux devaient être entrepris pour relier deux étages. Mais une fois la démolition commencée, pendant qu’un ouvrier abattait du deuxième étage, un morceau de mur s'est détaché, dévoilant une belle surprise.

Une huile sur toile que des experts ont daté de 1674 et qui a été réalisée par Arnould de Vuez, peintre proche de Charles Le Brun, peintre de la cour de Louis XIV. Habitué aux duels d’honneur, l’artiste vécut une existence épique qui l’amena à fuir la France pour visiter Constantinople.

L’œuvre retrouvée dans la boutique conte les aventures du marquis de Nointel, ambassadeur de Louis XIV auprès de la cour ottomane. Julien Mignot, photographe français qui a réalisé les photos de la peinture pour le New York Times, nous a confié au téléphone : «C'est assez rare de découvrir ce genre de choses dans un immeuble. Cela donne une idée de comment les gens vivaient autrefois, dans des hôtels particuliers, avec des toiles chez eux. C'est un morceau de patrimoine. C'est une toile imposante d'environ 5 m sur 3 m, je dirais. On y voit le marquis arriver à Jérusalem avec en fond une vision de la ville. Il arrive avec un cortège et rencontre des personnages orientaux. On voit des chevaux, une mosquée et le mur des lamentations.»

 

 

 



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