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Au Temple de Garni, dans une atmosphère imprégnée de culture arménienne, a été lancé l’un des concours internationaux de dégustation de vin les plus prestigieux au monde : le Concours Mondial de Bruxelles. L’événement réunit en Arménie près de 400 experts internationaux du vin, journalistes, sommeliers, importateurs, acheteurs et autres représentants de renom du secteur, venus de 65 pays.

La directrice exécutive de la Fondation viticole et vinicole d’Arménie, Zaruhi Mouradyan, a indiqué que 8 000 vins rouges, blancs et effervescents seront dégustés dans le cadre du concours.
« Pour la première fois dans l’histoire du Concours Mondial de Bruxelles, la compétition se déroulera simultanément en deux sessions : l’une consacrée aux vins rouges et blancs, l’autre aux vins effervescents. Les dégustations se déroulent à l’aveugle : les dégustateurs ne savent ni de quel pays ni de quel cépage proviennent les vins qu’ils évaluent. Immédiatement après la dégustation, ils attribuent leurs notes, puis toutes les données sont centralisées et les résultats seront communiqués dans un délai de dix jours », a précisé Zaruhi Mouradyan.

Selon « Armenpress », environ 130 vins arméniens participent également au concours. D’après Mouradyan, la Fondation a soutenu une large représentation de l’Arménie, les distinctions obtenues contribuant à renforcer la notoriété du pays et de ses vins sur la scène internationale.
Dans le cadre de l’événement, les invités effectueront des visites dans les principales régions viticoles arméniennes Vayots Dzor, Armavir, Aragatsotn et Tavouch afin de découvrir les riches traditions vinicoles arméniennes, les cépages locaux et la culture contemporaine du vin en Arménie.
Le ministre arménien de l’Économie, Gevorg Papoyan, a souligné que ce concours permettait à l’Arménie de s’imposer sur la carte mondiale du vin.

« Cet événement offre l’occasion de parler sans cesse, au sein du monde viticole, de l’Arménie, de ses traditions vinicoles et de ses vins. Il permet à nos producteurs d’échanger avec des acheteurs internationaux, des sommeliers, des experts, des blogueurs et des journalistes, et ainsi de rendre le vin arménien davantage exportable tout en faisant de l’Arménie une destination œnotouristique. J’insiste particulièrement sur l’œnotourisme, car deux tendances majeures se dessinent aujourd’hui dans le monde : la consommation de vin en tant que boisson connaît un certain recul, tandis que le tourisme lié au vin est en plein essor », a déclaré le ministre.
Il a également souligné que de nombreux professionnels présents actuellement en Arménie ont publié sur les réseaux sociaux divers contenus consacrés aux traditions viticoles arméniennes, générant des millions de vues un indicateur important en matière de visibilité internationale.
Le directeur du Concours Mondial de Bruxelles, Baudouin Havaux, a confié avoir découvert

« Il nous est apparu évident que ce concours devait être organisé ici, en Arménie, afin de montrer au monde ce que ce pays peut offrir, non seulement en matière de vin, mais aussi de culture, d’histoire et de gastronomie.
Il nous a fallu trois années pour concrétiser ce projet, mais nous sommes véritablement heureux d’être ici cette année et de pouvoir faire découvrir aux dégustateurs, aux journalistes et aux acheteurs internationaux tout ce que l’Arménie peut offrir au monde.
Nous avons eu la chance d’arriver deux jours plus tôt afin de découvrir le pays, car il est essentiel pour les dégustateurs et les invités de découvrir non seulement les vins, mais aussi l’Arménie elle-même », a-t-il déclaré.
Le directeur du concours a précisé que les résultats seront publiés le 10 juin sur le site officiel du Concours Mondial de Bruxelles.
Le concours sera suivi d’un voyage de presse réunissant une trentaine de journalistes internationaux.