Le ministre de l’Économie a présenté l’ampleur du possible ralentissement de la croissance économique en cas de retrait de l’UEE

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La sortie de l’Arménie de l’Union économique eurasiatique (UEE) pourrait, à elle seule et en l’absence d’autres facteurs, entraîner un ralentissement de la croissance économique de l’ordre de 0,65 point de pourcentage.

Selon Armenpress, c’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Économie, Gevorg Papoyan, lors d’un point de presse avec les journalistes tenu le 6 novembre à l’Assemblée nationale, en réponse à une question sur le degré de préparation économique de l’Arménie face à une éventuelle aggravation des difficultés dans le cadre de l’UEE.

Il a toutefois précisé que le résultat final dépendrait également d’autres facteurs, tant négatifs que positifs.

« Si nous sortons de l’UEE, et en l’absence de tout autre facteur, l’incidence de cette seule mesure sur l’économie serait de moins 0,65 point. Autrement dit, si, par exemple, l’économie devait enregistrer une croissance de 6,6 %, celle-ci serait de 6 %, en l’absence d’autres facteurs », a déclaré le ministre.

Gevorg Papoyan a souligné qu’il convenait également de prendre en compte les facteurs concomitants dans cette évaluation. À titre d’exemple, il a évoqué l’incidence d’éventuels droits de douane sur le gaz.

Dans le scénario hypothétique présenté par le ministre, ce facteur supplémentaire pourrait lui aussi freiner la croissance : dans l’exemple cité, celle-ci pourrait s’établir à environ 5 %, au lieu de 6,6 %.

Dans le même temps, Gevorg Papoyan a souligné que l’évaluation globale ne se limitait pas aux seules conséquences négatives.

« Parallèlement, il y aura également des effets positifs. En réalité, il y aura quatre ou cinq facteurs négatifs et quatre ou cinq facteurs positifs, dont résultera un certain effet global », a-t-il indiqué.

 

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