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Une cinquantaine de décisions ont été adoptées dans le cadre de la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (COP17), qui s’est tenue à Erevan. Les résultats obtenus ont dépassé les attentes initiales, tant par la diversité des questions inscrites à l’ordre du jour que par leur importance pour de nombreux pays.
Comme l’a rapporté Armenpress, c’est ce qu’a déclaré le ministre arménien de l’Environnement et président de la COP17, Hambardzum Matevosyan, lors d’une conférence de presse consacrée au bilan de la conférence. Il a souligné qu’un consensus avait pu être trouvé sur plusieurs questions qui faisaient l’objet de discussions depuis de nombreuses années et dont le règlement avait nécessité des ressources considérables.
« Comme je l’ai déjà indiqué lors de la séance plénière, je pense que nous avons obtenu des résultats bien plus importants que nous ne pouvions l’espérer, tant au regard de la diversité des questions inscrites à l’ordre du jour que de leur importance pour de nombreux pays et les Parties à la Convention. Il s’agit également de questions dont l’approbation et l’adoption étaient attendues depuis longtemps, pour lesquelles de nombreuses tentatives avaient été entreprises et auxquelles des ressources considérables avaient été consacrées. Imaginez : il était tout à fait possible que ces questions ne soient finalement pas adoptées. C’était une éventualité tout à fait réelle », a-t-il déclaré.
Selon le président de la COP17, avec le recul, il est difficile de déterminer précisément comment et pourquoi un tel résultat a pu être obtenu. Il a toutefois tenu à remercier tout particulièrement les Parties à la Convention pour la souplesse dont elles ont fait preuve et leur prise de conscience de l’urgence de la situation.
« Je pense qu’elles ont pris conscience de l’urgence de la situation. Et cela ne s’explique pas simplement par la fatigue, même si, bien sûr, tout le monde était extrêmement épuisé. Les participants ont pratiquement passé deux semaines sans dormir. Au cours des derniers jours en particulier, la plupart des membres des délégations n’ont quasiment pas dormi. Mais ils ont pris conscience d’une autre urgence : si ces questions n’étaient pas adoptées maintenant, dans le cadre de la COP17, il faudrait attendre. Je leur suis donc sincèrement reconnaissant pour la souplesse dont ils ont fait preuve, pour avoir pris la mesure de l’urgence de la situation et pour avoir accompli tout cela dans l’intérêt de chacun d’entre nous et de la nature », a déclaré le président de la conférence.
Il a également remercié le Secrétaire exécutif de la Convention pour les orientations apportées sur de nombreuses questions et, en particulier, pour son rôle déterminant dans le respect des procédures.
« Les questions de procédure sont extrêmement sensibles. Tout est consigné dans les documents. Je pense que le Secrétaire exécutif a fait preuve d’une grande fermeté quant au respect des procédures. Nous les avons suivies, et tout a été organisé et s’est déroulé comme il se devait », a-t-il souligné.
Évoquant la nécessité de poursuivre les travaux de la séance plénière, M. Matevosyan a indiqué que cela relevait de sa responsabilité et qu’il lui incombait de mobiliser tous les moyens à sa disposition pour assurer le bon déroulement du processus.
Selon lui, de nombreuses démarches ont été entreprises dans le cadre de ces travaux, mais celles-ci ne sont généralement pas visibles du grand public.
« Chaque fois que j’abordais une question inscrite à l’ordre du jour, je me tournais vers les membres de notre équipe pour leur faire part de mes observations ou en discuter avec eux. Lorsque cela était possible, des consultations parallèles étaient également organisées. Tout cela explique pourquoi j’ai poursuivi la séance. Toutes les stratégies et tactiques auxquelles nous avons eu recours se sont révélées utiles. L’une d’elles consistait peut-être à poursuivre les travaux jusque tard dans la nuit », a déclaré M. Matevosyan.
Le président de la conférence a souligné l’importance du nombre de décisions adoptées, précisant que, selon les informations communiquées par le Secrétaire exécutif, leur nombre avoisinait les 50.
« Nous avons réussi à adopter un grand nombre de décisions. Le Secrétaire exécutif m’a informé que nous avions adopté une cinquantaine de décisions relatives aux différents points de l’ordre du jour. C’est un excellent résultat », a-t-il souligné.
Abordant la question de la préservation de la biodiversité et l’importance des décisions adoptées à cet égard, Hambardzum Matevosyan a insisté sur le fait que toutes les questions examinées étaient liées, d’une manière ou d’une autre, à la biodiversité.
« Même lorsque nous examinons des questions budgétaires, qui sont probablement parmi les sujets les moins susceptibles d’intéresser le public, celles-ci contribuent elles aussi à la préservation de la biodiversité. Elles sont nécessaires pour garantir le bon fonctionnement des structures concernées, afin que tous les processus soient dûment organisés et que leur mise en œuvre soit assurée, permettant ainsi aux décideurs de poursuivre leurs efforts en faveur de la préservation de la biodiversité », a-t-il indiqué.
En conclusion, Hambardzum Matevosyan a réaffirmé que chacune des décisions adoptées dans le cadre de la COP17 était liée à la biodiversité et visait à garantir la poursuite des travaux dans ce domaine.