Discours du Premier ministre Nikol Pashinyan à la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU

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Le Premier ministre de la République, Nikol Pashinyan, a prononcé, le 24 septembre à New York, un discours à la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU.

« Armenpress » présente dans son intégralité le discours diffusé par le Département de l’information et des relations publiques du cabinet du Premier ministre de la République d’Arménie.

"Monsieur le Président de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

La paix établie entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan le 8 août 2025, avec le soutien et la participation personnelle du président des États-Unis, Donald Trump, a ouvert de nouvelles possibilités pour notre région, le Caucase du Sud.

À cet égard, je voudrais tout d’abord revenir sur ce à quoi le président Trump a fait référence depuis cette tribune il y a deux jours. J’ai effectivement déclaré, et je le réaffirme aujourd’hui, que la percée ayant conduit à l’établissement de la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan n’aurait tout simplement pas été possible sans l’implication personnelle du président Trump et son engagement résolu en faveur de l’instauration de la paix.

La présence personnelle du président Trump se traduit d’ailleurs également par des manifestations concrètes et symboliques sur le terrain.

Le quatrième point de la Déclaration de paix adoptée à l’issue du Sommet de la paix tenu à la Maison-Blanche le 8 août 2025 stipule: « La République d’Arménie travaillera avec les États-Unis d’Amérique et les tierces parties convenues d’un commun accord afin de définir le cadre de la mise en œuvre, sur le territoire de la République d’Arménie, du projet de connectivité « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales » (TRIPP). Nous réaffirmons notre détermination à prendre, de bonne foi, toutes les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif dans les meilleurs délais. »

La mise en œuvre du projet TRIPP devient ainsi une réalité à travers des mesures concrètes. L’Accord-cadre sur la coopération stratégique concernant le projet « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales », signé entre la République d’Arménie et les États-Unis d’Amérique, sera prochainement soumis à la ratification de l’Assemblée nationale de la République d’Arménie.

Nous travaillons actuellement avec le Gouvernement des États-Unis à la création de la société « TRIPP Development Company » et à la signature de l’accord entre actionnaires.

En conséquence, dans un premier temps, la République d’Arménie détiendra une participation de 26 % dans la société « TRIPP Development Company », tandis que les États-Unis en détiendront 74 %. L’accord prévoit qu’en cas de prolongation de sa durée, la participation de la République d’Arménie atteindra 49 % au cours de la 50e année, sans investissement supplémentaire de sa part.

L’un des aspects concrets de la mise en œuvre du projet TRIPP sera la réalisation du point 3 de la Déclaration de paix adoptée par le président de l’Azerbaïdjan et moi-même le 8 août 2025 et signée par le président des États-Unis en qualité de témoin.

Le point 3 de la Déclaration stipule : « Nous avons réaffirmé l’importance d’ouvrir les communications entre les deux pays (à savoir l’Arménie et l’Azerbaïdjan) pour les transports nationaux, bilatéraux et internationaux, sur la base du respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la compétence des États, dans le but de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité dans la région et son voisinage.

Ces efforts comprendront une connectivité sans entrave entre la partie principale de la République d’Azerbaïdjan et la République autonome du Nakhitchevan à travers le territoire de la République d’Arménie, avec des avantages réciproques en matière de communications internationales et nationales pour la République d’Arménie. »

La mise en œuvre du projet TRIPP revêtira une importance historique pour la République d’Arménie. Pour la première fois depuis le début des années 1990, l’Arménie disposera d’une liaison ferroviaire avec l’Azerbaïdjan et, par conséquent, avec la Russie, l’Asie centrale et la Chine. Il convient toutefois de souligner qu’à la suite du Sommet de la paix du 8 août 2025, l’Azerbaïdjan a ouvert sa liaison ferroviaire à l’Arménie et qu’à présent, nous disposons d’une liaison ferroviaire avec l’Azerbaïdjan via le territoire de la Géorgie.

La mise en œuvre du projet TRIPP permettra d’établir une liaison ferroviaire directe entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, ainsi qu’une liaison ferroviaire permettant de relier les différentes parties de l’Azerbaïdjan à travers le territoire de l’Arménie et les différentes parties de l’Arménie à travers le territoire de l’Azerbaïdjan. En effet, l’Arménie ne dispose pas de liaison ferroviaire entre ses régions du nord et du sud, et une telle liaison n’est, dans la pratique, possible qu’à travers le territoire de la République autonome du Nakhitchevan de la République d’Azerbaïdjan. De même, l’Azerbaïdjan ne dispose pas de liaison ferroviaire avec sa République autonome du Nakhitchevan, et une telle liaison n’est, dans la pratique, possible qu’à travers le territoire de l’Arménie.

Le point 3 de la Déclaration stipule : « Nous avons réaffirmé l’importance d’ouvrir les communications entre les deux pays (à savoir l’Arménie et l’Azerbaïdjan) pour les transports nationaux, bilatéraux et internationaux, sur la base du respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la compétence des États, dans le but de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité dans la région et son voisinage. Ces efforts comprendront une liaison sans entrave entre la partie principale de la République d’Azerbaïdjan et la République autonome du Nakhitchevan à travers le territoire de la République d’Arménie, avec des avantages réciproques pour la République d’Arménie en matière de communications internationales et nationales. »

La mise en œuvre du projet TRIPP revêtira une importance historique pour la République d’Arménie. Pour la première fois depuis le début des années 1990, l’Arménie disposera d’une liaison ferroviaire avec l’Azerbaïdjan et, par conséquent, avec la Russie, l’Asie centrale et la Chine. Il convient toutefois de souligner qu’à la suite du Sommet de la paix du 8 août 2025, l’Azerbaïdjan a ouvert sa liaison ferroviaire à l’Arménie et qu’à présent, nous disposons d’une liaison ferroviaire avec l’Azerbaïdjan via le territoire de la Géorgie.

La mise en œuvre du projet TRIPP créera une liaison ferroviaire directe entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, ainsi qu’une liaison ferroviaire entre l’Azerbaïdjan et l’Azerbaïdjan via le territoire de l’Arménie et entre l’Arménie et l’Arménie via le territoire de l’Azerbaïdjan, car l’Arménie ne dispose pas de liaison ferroviaire entre ses régions du nord et du sud, et une telle liaison n’est, dans la pratique, possible qu’à travers le territoire de la République autonome du Nakhitchevan de la République d’Azerbaïdjan, tandis que l’Azerbaïdjan ne dispose pas de liaison ferroviaire avec sa République autonome du Nakhitchevan, et une telle liaison n’est, dans la pratique, possible qu’à travers le territoire de l’Arménie.

Dans un avenir proche, nous rétablirons les tronçons ferroviaires de Meghri et d’Yeraskh, en République d’Arménie, qui existaient à l’époque de l’Union soviétique et ont été détruits par la suite, et les liaisons ferroviaires que j’ai évoquées seront ainsi rétablies. Mais cela aura également une portée internationale considérable, car parallèlement à la construction des tronçons ferroviaires susmentionnés, nous prévoyons la réouverture de la liaison ferroviaire entre l’Arménie et la Turquie.

Avec le projet TRIPP, cela pourrait devenir l’un des événements les plus importants de ces dernières décennies dans le domaine de la logistique internationale, car une nouvelle liaison ferroviaire sera ainsi établie entre la Chine, l’Asie centrale, la Turquie et l’Union européenne.

Tout cela ouvre une autre possibilité décisive pour la logistique internationale, car le rétablissement de la liaison ferroviaire entre l’Arménie et la République autonome du Nakhitchevan de la République d’Azerbaïdjan rétablira la liaison ferroviaire entre le golfe Persique et la mer Noire. C’est un élément important, car il montre pourquoi et comment la mise en œuvre du projet TRIPP est porteuse d’importants bénéfices pour tous les pays de notre région, et comment ces bénéfices potentiels peuvent devenir la pierre angulaire d’une stabilité et d’une paix durables.

Et plus encore, pour l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Après près de 35 années de conflit, nous discutons aujourd’hui, dans le cadre du projet TRIPP, de la construction, outre la liaison ferroviaire est-ouest, de pipelines, de lignes de transport d’électricité et de routes. Cela permettra non seulement à la République d’Arménie, mais à l’ensemble du Caucase du Sud, de devenir un Carrefour de la paix.

Monsieur le Président de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Tout cela traduit l’optimisme qui s’est installé dans notre région et en République d’Arménie à la suite du Sommet de la paix de Washington du 8 août 2025.

Les citoyens arméniens ont réaffirmé leur optimisme lors des élections législatives qui se sont tenues le 7 juin de cette année, au cours desquelles l’écrasante majorité des participants au scrutin a voté en faveur du slogan « Prends la défense de la paix», permettant au parti « Contrat civil » de former une majorité parlementaire.

Les élections se sont déroulées dans des conditions particulières, marquées par des ingérences extérieures sous la forme de manipulations de l’information. Parallèlement à la désinformation massive et au recours à des outils hybrides et autres, plusieurs forces extérieures et intérieures avaient élaboré et mettaient en œuvre un plan visant à s’emparer de l’État, notamment par la distribution massive de pots-de-vin électoraux.

Mais les réformes démocratiques et institutionnelles que nous avons mises en œuvre ces dernières années ont porté leurs fruits, et les institutions étatiques arméniennes ont fait preuve d’une grande résilience, empêchant la prise de contrôle de l’État et permettant au peuple arménien de faire entendre sa voix.

Le peuple arménien a choisi de défendre la paix, et nous devons poursuivre avec constance nos efforts visant à consolider et à institutionnaliser davantage la paix.

Dans les relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, il reste notamment à clarifier le sort de plusieurs milliers de personnes portées disparues, question sur laquelle nous sommes convenus de coopérer avec l’Azerbaïdjan. L’Arménie est prête à poursuivre et à approfondir sa coopération avec l’Azerbaïdjan dans le domaine du déminage. Et, bien entendu, en République d’Arménie, nous attendons le retour des Arméniens détenus en Azerbaïdjan à la suite du conflit.

Outre le fait que ces questions restent encore à régler, une autre raison qui alimente le pessimisme réside dans l’utilisation, de temps à autre, de discours conflictuels par certains milieux en Arménie et en Azerbaïdjan, parfois même au niveau officiel. Je pense que nous, je parle de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, avons obtenu des résultats plus que suffisants, qui devraient avoir à nos yeux davantage de valeur que le recours à des discours conflictuels, qu’il s’agisse de l’histoire, des monuments historiques et culturels ou de tout autre sujet.

Prendre soin de la paix, la consolider et l’institutionnaliser doivent constituer le principal axe de la coopération entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Depuis déjà deux ans et demi, il n’y a eu ni morts ni blessés du fait d’échanges de tirs entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, et je pense qu’il s’agit là de la plus grande valeur créée par les résultats obtenus ces dernières années.

Jamais auparavant, dans les relations entre une Arménie indépendante et un Azerbaïdjan indépendant, nous n’avions connu une telle période, bien que les Arméniens et les Azerbaïdjanais aient une expérience séculaire de coexistence pacifique.

Notre objectif n’est toutefois pas de rétablir cette expérience historique, mais de construire, sur la base de cette expérience populaire, des relations interétatiques fondées sur le respect de l’intégrité territoriale, de la souveraineté et de l’indépendance politique de chacun. Il s’agit d’ailleurs précisément du discours que l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont déjà convenu et paraphé dans l’accord sur l’établissement de la paix et des relations interétatiques entre les deux pays.

La signature et la ratification de cet accord, paraphé lors du Sommet de la paix de Washington, constituent le prochain grand dossier de l’agenda commun de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, et nous poursuivrons avec constance nos efforts dans cette direction.

Mesdames et Messieurs,

La politique étrangère équilibrée et fondée sur la recherche d’un équilibre adoptée par l’Arménie découle de la logique du monde multipolaire, qui constitue l’un des principes fondamentaux de l’action de l’Organisation des Nations Unies. Ces dernières années, nous avons établi des relations stratégiques avec la Géorgie, la France, la Chine, les Pays-Bas, le Kazakhstan, l’Allemagne, le Luxembourg, le Royaume-Uni, la Bulgarie, la Croatie, la Lituanie, les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne.

Aujourd’hui, d’ailleurs, la Commission européenne a approuvé la décision relative à l’établissement de mesures commerciales autonomes en faveur de l’Arménie, ce qui constitue une nouvelle manifestation de la nouvelle qualité des relations entre l’Arménie et l’Union européenne.

Nos relations avec la Russie sont en pleine transformation, ce qui constitue un processus naturel, car, au cours de toute la période précédente, le principal facteur ayant influé sur les relations entre l’Arménie et la Russie a été le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Maintenant que nous avons établi la paix avec l’Azerbaïdjan, les relations entre l’Arménie et la Russie vont naturellement évoluer, et nous souhaitons que ces relations se développent sur la base des principes d’amitié et de respect mutuel.

Nous continuerons, bien entendu, à développer davantage nos relations avec nos partenaires plus ou moins éloignés de l’Arménie et, à cet égard, je voudrais souligner l’importance des pays d’Asie centrale, avec lesquels nos relations connaissent également une dynamique soutenue.

Mais je ne peux manquer de souligner que, dans notre vision de la politique étrangère, la normalisation et l’approfondissement des relations avec nos voisins revêtent néanmoins une importance fondamentale. J’ai déjà évoqué la dynamique de nos relations avec l’Azerbaïdjan.

Avec la Turquie, nous avons un dialogue de haut niveau, et je voudrais confirmer les propos tenus hier depuis cette tribune par le président Erdoğan, selon lesquels nous faisons résolument avancer le processus de normalisation des relations entre l’Arménie et la Turquie.

Nos relations avec nos deux autres voisins, la République islamique d’Iran et la Géorgie, revêtent, comme par le passé, une importance exceptionnelle pour nous, et nos relations de bon voisinage continuent de se développer et de s’approfondir.

La République d’Arménie considère que sa contribution à la stabilité et au développement de la région constitue un élément essentiel de son action en faveur de la paix, de la stabilité et du développement internationaux.

Monsieur le Président de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

En octobre de cette année, l’Arménie accueillera la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, et je vous invite tous à participer à cet événement d’une importance majeure pour l’Arménie et pour l’agenda international en matière de biodiversité.

Mesdames et Messieurs,

C’est ce que je souhaitais partager avec vous dans mon intervention aujourd’hui.

Je vous remercie de votre attention."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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