S’il n’y a pas de libre circulation des marchandises, des services, de la main-d’œuvre et des capitaux, alors il n’y a pas non plus d’Union économique eurasiatique, déclare Pashinyan

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L’Union économique eurasiatique (UEE) repose sur quatre principes fondamentaux : la libre circulation des marchandises, des services, de la main-d’œuvre et des capitaux. Si cette libre circulation ne fonctionne pas, la question même de l’existence de l’UEE se pose. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan lors d’un point de presse avec des journalistes, rapporte Armenpress.

Interrogé sur la possibilité d’un gel des relations entre l’Arménie et l’UEE, similaire à celui observé dans les relations avec l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), le Premier ministre a indiqué avoir déjà répondu à cette question lors de la réunion du gouvernement.

« L’UEE repose sur quatre principes : la libre circulation des marchandises, des services, de la main-d’œuvre et des capitaux. S’il n’y a pas cette libre circulation, alors l’UEE n’existe pas », a-t-il déclaré.

Selon M. Pashinyan, si les difficultés observées sont temporaires, elles peuvent être comprises. En revanche, si elles se prolongent dans le temps, leur signification devient différente.

« Très bien, il peut y avoir un problème pendant un mois, deux mois, voire trois mois. Mais si, au quatrième mois, le problème persiste, cela signifie que l’UEE n’existe plus. Si l’UEE déclare elle-même qu’elle n’existe pas, que pouvons-nous faire ? », a souligné le chef du gouvernement.

Plus tôt lors de la réunion gouvernementale, Nikol Pashinyan avait évoqué les restrictions imposées par la Russie à l’importation de produits arméniens, ainsi qu’aux exportations arméniennes transitant par le territoire russe vers d’autres pays membres de l’UEE.

Il a précisé que l’Arménie continuait de travailler dans le cadre de l’UEE et ne partait pas du principe qu’un changement irréversible s’était produit sur le marché commun eurasiatique.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour l’UEE de répondre clairement à une question essentielle : existe-t-elle encore ou non ?

Selon lui, la situation créée autour de l’Arménie peut susciter de sérieuses préoccupations au sein de plusieurs États membres de l’Union, qui pourraient également y voir un risque potentiel pour eux-mêmes.

M. Pashinyan a également indiqué qu’il comptait soulever cette question lors d’une prochaine rencontre avec les partenaires de l’UEE. Il a ajouté avoir des interrogations concernant la déclaration adoptée en son absence au sujet de l’Arménie.

Lors de la réunion du Conseil suprême économique eurasiatique du 29 mai, à laquelle le Premier ministre arménien n’avait pas participé, les dirigeants de la Russie, du Kazakhstan, de la Biélorussie et du Kirghizstan avaient adopté une déclaration appelant l’Arménie à organiser, dans les plus brefs délais, un référendum afin de choisir entre l’Union économique eurasiatique et l’Union européenne.

À l’approche des élections législatives arméniennes du 7 juin, la Russie avait imposé des restrictions à l’importation de nombreux produits arméniens, y compris ceux exportés vers d’autres pays de l’UEE via le territoire russe. Ces restrictions demeurent en vigueur à ce jour.

Dans ce contexte, le gouvernement arménien poursuit ses efforts de diversification des marchés d’exportation tout en mettant en œuvre différents programmes de soutien aux acteurs économiques.

 

 

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