La coopération entre l’Inde et l’Arménie est multidimensionnelle, souligne l’ambassadrice
5 minutes de lecture
Les relations entre l’Arménie et l’Inde se sont considérablement développées ces dernières années et continuent de se renforcer grâce à une coopération croissante dans de nombreux domaines. C’est ce qu’a déclaré l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de l’Inde en Arménie, Nilakshi Saha Sinha, lors d’une rencontre avec des journalistes.
L’ambassadrice a souligné que la coopération entre l’Inde et l’Arménie revêt un caractère multidimensionnel et couvre de nombreux secteurs, notamment la défense et la santé.
« Dans tous les domaines que nous considérons, qu’il s’agisse de l’éducation, de la culture, de la santé, de la défense, de la politique ou encore de l’économie, notre coopération est excellente. Je pense que, ces quatre ou cinq dernières années, nos relations se sont encore renforcées, et nous sommes très heureux de constater qu’elles continuent de se développer », a-t-elle déclaré.
Répondant à une question d’un journaliste, l’ambassadrice a précisé que la coopération bilatérale dans le domaine de la défense englobe aussi bien les aspects technico-militaires que le développement des capacités.
« Je pense que nous enregistrons des progrès très satisfaisants sur l’ensemble de ces fronts », a ajouté la diplomate.
Évoquant les conséquences de la fermeture du détroit d’Ormuz dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et son impact sur l’économie indienne, Nilakshi Saha Sinha a souligné que l’Inde a toujours su transformer les défis en opportunités.
« Ces dernières années, le gouvernement indien a dû faire face à plusieurs crises et chocs majeurs, notamment la pandémie de 2020, ainsi que les tensions en Asie occidentale. Une grande partie de nos hydrocarbures provenait traditionnellement des pays du Golfe et des États membres du Conseil de coopération du Golfe. Cette guerre a naturellement eu des répercussions. Toutefois, en Inde, nous avons pour habitude de transformer les défis en opportunités. Nous avons toujours agi ainsi », a-t-elle expliqué.
Selon l’ambassadrice, l’Inde dispose de réserves stratégiques de pétrole brut, ce qui lui a permis d’éviter toute pénurie durant la fermeture du détroit d’Ormuz. Le gouvernement est parvenu à maintenir les prix stables pendant un certain temps, même si l’intensification du conflit a finalement entraîné une hausse des prix de l’essence et du diesel.
Elle a également indiqué que des difficultés étaient apparues concernant l’approvisionnement en gaz de pétrole liquéfié (GPL) et en gaz naturel liquéfié (GNL), près de 70 % de ces importations provenant du Qatar.
« En raison de la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Inde a dû diversifier très rapidement ses sources d’approvisionnement. Aujourd’hui, près de 45 % du GPL et du GNL importés par notre pays proviennent des États-Unis », a-t-elle précisé, ajoutant que l’Inde travaille également au renforcement de ses réserves stratégiques dans ce domaine.
L’Inde importe par ailleurs du pétrole en provenance de plusieurs autres pays.
« Chaque défi, chaque difficulté est considéré comme une opportunité d’améliorer nos mécanismes et de mieux nous préparer à la prochaine crise », a conclu la diplomate.