Zareh Sinanyan։ nous n’avons pas de contact direct avec la communauté arménienne d’Iran, et il y a des victimes parmi les Arméniens
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Le Gouvernement arménien n’a pas de contact direct avec les représentants de la communauté arménienne d’Iran. Selon « Armenpress », c’est ce qu’a déclaré le Haut-Commissaire de la République d’Arménie aux affaires de la diaspora, Zareh Sinanyan, lors d’un entretien avec des journalistes.
« Nous recevons des informations sur la communauté arménienne d’Iran grâce aux personnes qui arrivent d’Iran en Arménie. Nous n’avons pas de contact direct. L’internet et les moyens de communication y sont coupés, selon les données d’hier, nous n’avions même pas de contact avec notre ambassade », a indiqué M. Sinanyan.
Évoquant d’éventuelles démarches visant à transférer des Arméniens d’Iran vers l’Arménie, Zareh Sinanyan a déclaré: « Vous savez, ces questions ne peuvent pas être discutées dans le vide. Il faut comprendre la situation sur place, disposer au moins d’informations minimales sur ce qui se passe. »
À la question de savoir s’il existe un flux de personnes en provenance d’Iran vers l’Arménie, Zareh Sinanyan a répondu qu’il n’y avait pas d’afflux important.
S’agissant des informations faisant état de victimes arméniennes lors des manifestations en Iran, il a précisé : « Un décès est confirmé, et il me semble que le second l’est également. Différents chiffres circulent, mais pour ma part, je connais de manière confirmée l’existence de deux victimes. Nous savons qu’il y a des morts, mais il n’y a pas de données précises. »
Dans le contexte des manifestations antigouvernementales en Iran, les autorités iraniennes ont coupé l’accès à l’internet et aux communications téléphoniques à partir du 9 janvier. Les protestations ont débuté fin décembre 2025, à la suite de la forte dépréciation du rial iranien et de l’hyperinflation. Dans un premier temps, les manifestations portaient principalement sur les fluctuations brutales du taux de change et leur impact sur les prix de gros et de détail. Par la suite, dans plusieurs villes iraniennes, elles ont dégénéré en affrontements avec la police, et les slogans ont pris un caractère politique, visant le système politique actuel de l’Iran.
L’Agence de presse des militants des droits de l’homme a indiqué que le nombre de victimes lors des manifestations avait atteint 2 571 personnes, dont 2 403 manifestants et 147 membres des forces de sécurité. Il est également fait état de 18 100 arrestations. De leur côté, les autorités iraniennes ont évoqué plusieurs centaines de morts.