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Le Premier ministre a souligné la nécessité de rétablir avec précision les frontières des pays dans le cadre du retrait des forces arméniennes des territoires occupés par l’Azerbaïdjan

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Le Premier ministre a souligné la nécessité de rétablir avec précision les frontières des pays dans le cadre du retrait des forces arméniennes des territoires occupés par l’Azerbaïdjan

Le Premier ministre de la République d’Arménie, Nikol Pashinyan, s’est exprimé sur la question de savoir si Bakou a précisé quelles frontières il reconnaît comme faisant partie de l’intégrité territoriale de l’Arménie, ainsi que sur la date prévue pour le retrait de ses troupes du territoire souverain arménien.

En réponse à la question du correspondant d’« Armenpress », Nikol Pashinyan a fait référence au point 5 du communiqué trilatéral signé à Washington.

« Nous reconnaissons la nécessité de tracer une voie claire vers un avenir, non prédéterminé par les conflits passés, conforme à la Charte des Nations Unies et à la déclaration d’Alma-Ata de 1991. Après un conflit ayant causé d’indicibles souffrances humaines, des conditions ont enfin été créées pour que nos peuples établissent des relations amicales basées sur le principe de l’intégrité territoriale des frontières internationales et l’interdiction de recourir à la force pour acquérir des territoires. Cette réalité, qui ne peut et ne doit jamais être révisée, ouvre la voie pour tourner la page de l’hostilité entre nos deux peuples. Nous rejetons et excluons fermement toute tentative de vengeance, présente ou future », a cité le Premier ministre, rappelant que la déclaration d’Alma-Ata de 1991 précise que le territoire de l’Arménie soviétique correspond exactement à celui de l’Arménie indépendante, tout comme le territoire de l’Azerbaïdjan soviétique correspond exactement à celui de l’Azerbaïdjan indépendant.

Selon le Premier ministre, la solution à la question réside dans la poursuite du processus de délimitation des frontières. Il existe également une seconde option : le référendum, qui complique toutefois davantage le processus. 

«Il existe des territoires qui, selon la logique, appartiennent à l’Arménie, mais qui sont actuellement sous le contrôle de l’Azerbaïdjan. Cependant, il faut aussi reconnaître qu’il y a des territoires qui, selon la logique, appartiennent à l’Azerbaïdjan, mais qui se trouvent sous le contrôle de l’Arménie. Le processus de délimitation des frontières doit se poursuivre, et là où nous contrôlons des territoires qui ne nous appartiennent pas, ceux-ci doivent être restitués à l’Azerbaïdjan, et là où l’Azerbaïdjan contrôle des territoires qui ne lui appartiennent pas, ceux-ci doivent nous être restitués.

Ou bien, sur la base du principe de réciprocité, par exemple via un référendum, un échange de certains territoires pourrait être envisagé selon la logique que les 29 743 kilomètres carrés de l’Arménie restent intacts, de même que le territoire de l’Azerbaïdjan. Il est nécessaire de rétablir des mesures précises des territoires. Cependant, dans ce second cas, un référendum serait nécessaire, ce qui complique considérablement le processus », a souligné Nikol Pashinyan, en espérant que cette seconde option ne sera pas nécessaire.

 

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