L’Arménie salue les déclarations du président français concernant la reconnaissance de l’État de Palestine : intervention du vice-ministre arménien des Affaires étrangères à l’ONU
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Le vice-ministre des Affaires étrangères de la République d’Arménie, Vahan Kostanyan, a pris part à la conférence internationale de haut niveau consacrée au règlement pacifique de la question palestinienne et à la mise en œuvre du principe des deux États, organisée au siège de l’ONU à New York, sous la coprésidence de la France et de l’Arabie saoudite.
Selon le ministère arménien des Affaires étrangères, Kostanyan a notamment déclaré dans son discours :
« Monsieur les Coprésidents,
Vos Excellences,
Distingués délégués,
Tout d’abord, je souhaiterais remercier la République française et le Royaume d’Arabie saoudite pour l’initiative d’organiser cette conférence dédiée à la mise en œuvre du principe des deux États, à un moment où il est plus que jamais nécessaire de tracer la voie vers l’établissement d’une paix durable au Moyen-Orient.
L’Arménie est convaincue que seule l’existence de deux États indépendants et voisins peut garantir la stabilité durable, la sécurité, la paix et la prospérité, tant pour le peuple palestinien que pour le peuple israélien, permettant à tous de jouir des bienfaits de la coexistence pacifique.
Animée par cette conviction et en tant que partisan constant du principe des deux États, l’Arménie a reconnu l’État de Palestine en juin 2024, puis, dans le cadre de la 79ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, a établi des relations diplomatiques avec celui-ci.
Dans ce contexte, l’Arménie salue les récentes déclarations du président français Emmanuel Macron concernant la reconnaissance de l’État de Palestine, ainsi que l’intention exprimée par le Royaume-Uni de procéder à cette reconnaissance. Nous sommes particulièrement fiers que les ministres des Affaires étrangères de la France et de la Palestine aient eu l’opportunité de se rencontrer en Arménie, dans le cadre de la conférence diplomatique Dialogue d’Erevan, ouvrant ainsi la voie à cet événement historique.
Forte de sa propre expérience, l’Arménie connaît intimement les horreurs de la guerre. Malgré des ressources limitées, nous avons constamment œuvré pour soutenir les besoins du peuple palestinien. Sur la base de l’accord conclu entre le Premier ministre arménien et le président égyptien, nous avons envoyé une aide humanitaire à Gaza et nous soutenons les activités de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA).
Profitant de l’occasion, permettez-moi également d’annoncer que nous sommes convenus avec la Palestine que le patrimoine culturel palestinien menacé trouvera temporairement refuge à l’Institut de recherche sur les manuscrits anciens – le Matenadaran.
L’Arménie souligne également l’importance de la sécurité, de la sûreté et de la protection des droits intégraux des communautés chrétiennes dans les deux États. En tant que l’une des nations chrétiennes les plus anciennes du monde, nous attachons une importance particulière à la préservation du patrimoine chrétien en Terre sainte. L’Arménie nourrit l’espoir que le statu quo historique régissant la gestion des sanctuaires de Jérusalem sera préservé et pleinement respecté, en tant que pierre angulaire de la solidarité interreligieuse et de la coexistence pacifique.
Monsieur le Coprésident,
Depuis l’horrible attaque du 7 octobre 2023, accompagnée d’une violence indescriptible, de massacres et de prises d’otages, que nous condamnons avec la plus grande fermeté, nous assistons à la pire escalade dans la région, avec des conséquences tragiques pour des millions de civils innocents : femmes, enfants et personnes âgées.
La solution à toutes ces tragédies est claire. Les hostilités doivent cesser, un cessez-le-feu doit être instauré et consolidé afin de prévenir toute effusion de sang supplémentaire ; toutes les personnes détenues et les otages doivent être libérés immédiatement et sans conditions ; et l’acheminement de l’aide humanitaire doit être garanti sans entrave.
Plus important encore, les négociations fondées sur le principe de la « solution à deux États » doivent être envisagées comme l’unique voie viable vers l’établissement d’une paix durable et digne au Moyen-Orient.
Permettez-moi de conclure en remerciant à nouveau la France et l’Arabie saoudite pour la coprésidence de cette importante conférence et, en tant que pays étroitement impliqué dans les développements régionaux, en réaffirmant notre ferme soutien à l’établissement d’une paix et d’un bien-être durables au Moyen-Orient. »