La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, s’est exprimée au sujet du retrait des États-Unis de l’organisation
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La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, s’est exprimée sur le retrait des États-Unis de l’organisation.
Comme le rapporte Armenpress, Audrey Azoulay a déclaré qu’elle regrettait profondément la décision du président américain Donald Trump de retirer à nouveau les États-Unis de l’UNESCO.
Selon le communiqué officiel diffusé par l’UNESCO, cette décision entrera en vigueur fin décembre 2026.
« Si regrettable qu’elle soit, cette annonce était attendue et l’Unesco s’y est préparée », a déclaré Audrey Azoulay. « Les raisons invoquées par les États-Unis sont les mêmes qu’il y a sept ans, alors même que la situation a profondément changé, que les tensions politiques ont reculé et que l’Unesco représente aujourd’hui un rare lieu de consensus pour un multilatéralisme concret et dans l’action ». Elle a précisé que, ces arguments contredisent aussi la réalité des efforts menés par l’Unesco, notamment pour l’enseignement de la Shoah et la lutte contre l’antisémitisme.
« Cette décision est contraire aux principes fondamentaux du multilatéralisme, ce dont nos nombreux partenaires aux États-Unis sites candidats à une inscription au Patrimoine mondial, au statut de ville créative, chaires universitaires seront les premiers à pâtir », a-t-elle dit.
Elle a ajouté que, bien que la déclaration du président américain ait été douloureuse, elle n’a pas surpris l’organisation, qui s’y était préparée.
Azoulay a souligné que l’UNESCO avait mené d’importantes réformes structurelles ces dernières années et diversifié ses sources de financement. Depuis 2018, les efforts de l’organisation ont permis de compenser le recul du financement américain, qui ne représente actuellement que 8 % du budget global de l’UNESCO, contre 40 % dans certaines autres agences des Nations Unies.
« Par ailleurs, le budget global de l’UNESCO a continué à croître régulièrement. Aujourd’hui, l’organisation est dans une situation financière plus stable, grâce au grand nombre d’États membres et au soutien continu de donateurs privés. Les contributions volontaires ont doublé depuis 2018 », a indiqué la Directrice générale.
Elle a enfin précisé que, à ce stade, l’UNESCO ne prévoit aucune réduction de personnel.