Le Premier ministre a évoqué les difficultés liées à l’exportation des produits arméniens vers le marché russe
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Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a évoqué les difficultés rencontrées dans l’exportation des produits arméniens vers le marché russe, en soulignant que la Russie exprime certaines préoccupations quant à l’origine des marchandises exportées.
« Ils expriment une inquiétude : des produits en provenance de pays qui mènent une politique de sanctions contre la Russie pourraient être importés en Arménie, puis réexportés vers la Russie. C’est pourquoi ils souhaitent disposer d’informations complètes. Notre Inspection pour la sécurité alimentaire est prête à fournir ces informations. Nous examinons également nos propres données, et les chiffres concernant les importations et les exportations ne sont pas comparables, ce qui nous permet d’affirmer qu’il n’y a pas de réexportation », a déclaré le Premier ministre, cité par Armenpress.
Selon Pashinyan, cette question concerne principalement l’exportation de fleurs. Il a précisé qu’au premier semestre 2025, les exportations de fleurs d’Arménie vers la Russie ont doublé en volume et triplé en valeur.
Le Premier ministre a souligné que les exportateurs arméniens doivent être prêts à se conformer aux normes internationales :
« Depuis des années, je dis que notre production doit répondre aux normes de qualité et de sécurité, tant au niveau international que régional. Mais chaque fois que nous allons dans ce sens, les opérateurs économiques demandent encore du temps. Aujourd’hui, je veux dire clairement : les produits qui respectent les normes ne posent aucun problème à l’exportation.
Mais si un produit suscite ne serait-ce qu’un soupçon, alors des problèmes surgissent à l’importation ou à l’exportation. Il y a une certaine légitimité à ce que l’on vérifie d’abord les marchandises, et si leur conformité est prouvée, alors l’exportation est autorisée. »
Il a ajouté : « Je ne pense pas que notre stratégie doive consister à exporter des produits non conformes au détriment de notre souveraineté. Notre objectif est que nos produits soient de qualité suffisante et conformes aux normes, afin qu’il n’y ait aucun obstacle à leur exportation, quelle que soit la direction nord, sud, est ou ouest. »
Enfin, Pashinyan a assuré que le gouvernement est prêt à soutenir tous les producteurs désireux d’aligner leur production sur les standards internationaux :
« Nous avons déjà lancé cette stratégie et nous allons la poursuivre. Le gouvernement est prêt à aider tous les opérateurs économiques qui souhaitent résoudre ce problème de manière fondamentale. »