Ani Badalyan : la vision de l’Arménie concernant le déblocage des communications est fondée sur la souveraineté et la juridiction nationale
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En réponse à une question d’« Armenpress » concernant les récentes déclarations du président turc Recep Tayyip Erdoğan sur le déblocage des communications régionales, la porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères, Ani Badalyan, a déclaré :
« L’Arménie a toujours été, et demeure, attachée à l’idée d’un élargissement de l’interconnexion régionale et du développement économique. »
Réagissant à l’usage du terme « corridor » par le président turc, elle a souligné que :
« La vision de l’Arménie en matière de déblocage des communications repose sur les principes de souveraineté et de juridiction nationale. Toutes les infrastructures doivent fonctionner sous la législation du pays concerné, et non comme des corridors extraterritoriaux.
Cette réponse marque la constance de la position arménienne, en rejetant toute interprétation ou exigence impliquant une perte de souveraineté, tout en réaffirmant son ouverture au dialogue et à la coopération économique dans le cadre des normes internationales et du respect mutuel.
L’Arménie a toujours été, et reste, intéressée par l’élargissement de la connectivité régionale et le développement économique. C’est dans cet esprit que la République d’Arménie a proposé l’initiative "Carrefour de la paix", accompagnée d’idées, de solutions et de propositions constructives en adéquation avec cette approche.
Nous estimons que ces propositions peuvent produire des résultats mutuellement bénéfiques, tant pour les pays de la région que pour les partenaires intéressés par le développement d’un réseau de communications à une échelle plus large.
Comme par le passé, aujourd’hui encore, la vision de l’Arménie en matière de déblocage des infrastructures de transport dans la région repose sur des principes fondamentaux : la souveraineté et la juridiction nationale sur les voies de communication. Cette approche est bien connue et n’implique aucune autre logique.
Les discussions se poursuivent avec les partenaires concernés.»