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Le premier ministre social-démocrate roumain, Marcel Ciolacu, a annoncé sa démission, lundi 5 mai, au lendemain de la victoire écrasante de l’extrême droite au premier tour de l’élection présidentielle et de l’élimination du candidat soutenu par son gouvernement.
« Au vu des résultats du vote », la coalition formée avec les libéraux et le parti de la minorité hongroise « n’a plus de légitimité sous sa forme actuelle », a-t-il déclaré à la presse après une réunion de sa formation à Bucarest. « Le futur président m’aurait changé de toute façon », a ajouté le dirigeant. Il a par ailleurs « proposé à ses collègues » de quitter le gouvernement qui, sans les sociaux-démocrates pro-européens (PSD), ne disposera plus de la majorité nécessaire au Parlement. Les ministres du parti assureront toutefois l’intérim jusqu’à la mise en place d’un nouvel exécutif après le second tour prévu le 18 mai.
Si les sociaux-démocrates n’ont pas appelé à voter contre l’extrême droite, M. Ciolacu a exclu de s’allier au nationaliste George Simion, arrivé en tête dimanche, pour former un nouveau cabinet. « Tant que je serai président du PSD, il n’y aura pas de gouvernement PSD-AUR [Alliance pour l’Unité des Roumains] », a-t-il affirmé en parlant de la formation politique de son rival.