Donald Trump et J. D. Vance apportent leur soutien à Marine Le Pen, dénonçant une « chasse aux sorcières »
4 minutes de lecture

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a appelé, dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 avril, à la « libération » de Marine Le Pen, en jugeant que sa condamnation à une peine d’inéligibilité constituait une « chasse aux sorcières » pour l’empêcher de remporter la présidentielle française de 2027. Peu avant, son vice-président, J. D. Vance, avait également fustigé la décision de justice, en estimant que « ce n’est pas ça, la démocratie ».
« Je ne connais pas Marine Le Pen, mais je suis sensible au fait qu’elle travaille dur depuis tant d’années », a posté, dans la nuit, le locataire de la Maison Blanche sur son réseau Truth Social. « Elle a essuyé des échecs, mais elle a continué, et, maintenant, juste avant ce qui serait une Grande Victoire, ils s’en prennent à elle sur une accusation mineure dont elle ne savait probablement rien – cela ressemble pour moi à une erreur comptable », a-t-il poursuivi, en allusion à la condamnation, du lundi 31 mars, de la cheffe de file de l’extrême droite, qui pourrait l’empêcher de concourir à la prochaine présidentielle de 2027. « C’est tellement mauvais pour la France et pour le Grand Peuple de France. (…) LIBÉREZ MARINE LE PEN ! », a écrit le président américain.
Sans jamais citer la justice et l’exécutif en France, Donald Trump, dont les proches J. D. Vance et Elon Musk soutiennent ouvertement des partis d’extrême droite en Europe, a jugé que Marine Le Pen était victime d’une « chasse aux sorcières » par des « gauchistes européens qui se servent de l’arme judiciaire pour faire taire la liberté d’expression ».
Trois fois candidate à l’élection présidentielle, la cheffe de file du RN n’est plus assurée de pouvoir se représenter en 2027. Reconnue coupable d’avoir joué un rôle central dans le détournement des fonds versés par l’Union européenne (UE) au profit de son parti, entre 2004 et 2016, elle a été condamnée, lundi, à une peine de prison de quatre ans (deux avec sursis et deux sous bracelet électronique), assortie de cinq ans d’inéligibilité immédiate.
Après cette condamnation, Marine Le Pen a reçu le soutien de nombreux dirigeants étrangers de la droite radicale. Donald Trump – faisant fi de l’importance du préjudice, évalué à plus de 4 millions d’euros – l’avait même comparée à ses propres affaires judiciaires aux Etats-Unis, estimant que le sort de Marine Le Pen était « une affaire très importante ».