Ministre des Affaires étrangères sur les conditions nécessaires à l'établissement d'une paix dans le Caucase du Sud

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EREVAN, 18 JUILLET, ARMENPRESS: Le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, a fait une déclaration aux médias après sa rencontre avec le ministre autrichien des Affaires étrangères, Alexander Schallenberg, à Vienne. Dans son discours, Mirzoyan a évoqué les relations entre les deux pays, le partenariat Arménie-UE, la coopération dans les plateformes internationales, y compris l'ONU, l'OSCE, la sécurité régionale et les questions de stabilité, a indiqué à Armenpress le département des médias et de la diplomatie publique du ministère arménien des Affaires étrangères.

Dans sa déclaration aux représentants des médias, le ministre arménien des Affaires étrangères a déclaré:

"Monsieur le Ministre,

Distingué public,

Tout d'abord, je voudrais remercier mon collègue M. Schallenberg pour son invitation à Vienne et son accueil chaleureux. Les contacts entre les deux pays, entre moi et mon collègue, mon cher ami, sont assez intensifs, et aujourd'hui nous avons également eu des discussions fructueuses sur de nombreuses questions d'intérêt mutuel.

Nous avons apprécié le niveau élevé du dialogue politique entre l'Arménie et l'Autriche, évoqué la coopération bilatérale dans les domaines de l'économie, du commerce, des relations d'affaires, de la science, de l'éducation, de la culture, des contacts entre les peuples et d'autres domaines, qui s'est développée de manière dynamique au cours des dernières années. Dans ce contexte, nous avons souligné le rôle et l'activité de la commission mixte arméno-autrichienne sur la coopération commerciale, économique et scientifique et technique, ainsi que les perspectives d'utilisation efficace du potentiel existant et inutilisé dans tous les domaines mentionnés.

Monsieur le Ministre,

Je suis heureux de constater la croissance significative du chiffre d'affaires du commerce bilatéral entre nos pays au cours du premier semestre de cette année. Dans ce contexte, je me souviens du forum commercial arméno-autrichien qui s'est tenu à Erevan lors de votre visite l'année dernière.

J'attache également une importance particulière à l'engagement de l'Autriche à soutenir les efforts de développement durable en Arménie. Lors de votre visite en 2022, l'ouverture du bureau de coordination de l'Agence autrichienne de développement à Erevan a en effet donné un élan au développement de nos relations.

Aujourd'hui, nous avons également échangé nos points de vue sur notre coopération au sein de diverses plateformes internationales, notamment dans le cadre de l'ONU et de l'OSCE.

À l'ordre du jour de notre réunion figurait un large éventail de questions liées au partenariat entre l'Arménie et l'UE.

Nous avons évoqué l'importance de l'assistance constante de l'UE aux réformes démocratiques et au développement des capacités institutionnelles en Arménie. Nous avons attaché une importance particulière aux activités de la mission civile d'observation de l'UE, qui est présente en Arménie depuis le mois de février. Cette mission apporte une contribution importante à la réduction des tensions et à la prévention de l'escalade à la frontière internationale entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. J'ai exprimé ma gratitude à mon collègue et au gouvernement autrichien pour la participation d'observateurs autrichiens à cette mission.

J'aimerais mentionner que nous avons également discuté des possibilités de coopération entre l'Arménie et l'UE dans le domaine de la sécurité, en tenant compte de la première réunion du dialogue politique et de sécurité entre l'Arménie et l'UE qui s'est tenue en janvier de cette année.

Distingué public,

Notre discussion d'aujourd'hui s'est également concentrée sur les développements dans le domaine de la sécurité et de la stabilité régionales. J'ai informé mon collègue de la situation sécuritaire dans le Caucase du Sud, de la vision de l'Arménie pour l'établissement de la paix, du processus de normalisation des relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et des efforts entrepris par l'Arménie et la communauté internationale pour obtenir des résultats.

Nous sommes convaincus, et je pense que l'Arménie n'est pas la seule, qu'une paix stable dans la région est possible si les droits et la sécurité du peuple du Haut-Karabakh sont correctement traités par le dialogue Stepanakert-Bakou dans le cadre du mécanisme international. Dans ce contexte, nous regrettons de constater qu'au lieu d'un tel dialogue, l'Azerbaïdjan poursuit actuellement une politique de nettoyage ethnique dans le Haut-Karabakh. Le blocus du Haut-Karabakh, qui dure depuis plus de sept mois, est une manifestation claire de cette politique. Le Haut-Karabakh est aujourd'hui au bord d'une catastrophe humanitaire. Cela se produit en violation des normes humanitaires internationales et contrairement aux nombreux appels des acteurs internationaux, aux résolutions et à la décision juridiquement contraignante de la Cour internationale de justice du 22 février, que la Cour a d'ailleurs réaffirmée une fois de plus dans son arrêt du 6 juillet.

Dans le processus de négociation avec l'Azerbaïdjan, la question clé est d'assurer une certitude maximale concernant la frontière interétatique. Dans ce contexte, il faut souligner que les frontières des anciennes républiques soviétiques reconnues par la déclaration d'Alma-Ata servent de frontière interétatique entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

L'Arménie est également intéressée par le déblocage des infrastructures économiques et de transport régionales, qui devraient être basées sur la souveraineté et la juridiction des pays et sur les principes d'égalité et de réciprocité.

Il ne fait aucun doute que l'atmosphère générale est très importante pour parvenir à des accords sur les questions susmentionnées : le rejet de l'utilisation de la force ou de la menace de la force, ainsi que de la rhétorique hostile et agressive, la résolution des questions humanitaires urgentes, en particulier la libération de tous les prisonniers de guerre arméniens par l'Azerbaïdjan, est importante pour créer des conditions favorables à la paix.

En conclusion, je voudrais noter que dans les questions susmentionnées et, en priorité, dans la levée du blocus du corridor de Latchine, l'Arménie attend des mesures efficaces de la part des partenaires internationaux, en particulier des membres du Conseil de sécurité de l'ONU.

Monsieur le Ministre, cher ami,

Je vous remercie une fois de plus pour votre accueil chaleureux et votre conversation fructueuse et instructive. Je suis très intéressé par la poursuite de ce dialogue.

Merci beaucoup."

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