L'heure à Erevan: 11:07:36,   12 Décembre

Israël tue un haut commandant palestinien à Gaza

Israël tue un haut commandant palestinien à Gaza

EREVAN, 12  NOVEMBRE, ARMENPRESS:  C'est à son domicile que Baha Abou al-Ata a été tué, au cœur de la nuit, lors du bombardement de l'appartement de ce chef militaire du Jihad islamique, situé dans la banlieue de la ville de Gaza, comme le rapporte notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil.


L'opération a été revendiquée par l'armée israélienne et le Shin Bet, les services de sécurité intérieure israéliens, qui accusent Baha Abou al-Ata d'être responsable de « centaines d'attaques contre des civils et des militaires », et assurant que la « prochaine attaque » du groupe « était imminente ».


À chaque épisode de tir de roquette, les dirigeants israéliens assurent qu’ils ne tolèreront pas d'attaque contre leur territoire et leur population. Ces derniers mois, en représailles aux assauts, l'armée israélienne a bombardé des sites paramilitaires et a restreint la zone de pêche, ainsi que l'entrée de biens dans la bande de Gaza.


Les forces israéliennes annoncent reprendre une politique d'assassinats ciblés, signifiant aux dirigeants gazaouïs qu'ils pourraient payer de leur vie la persistance des tensions. De manière quasi simultanée avec la première frappe à Gaza, d’autres frappes ont ciblé la maison d’un responsable politique du Jihad islamique, Akram Ajouri, mais à Damas, en Syrie. Deux personnes ont été tuées, dont le fils de ce chef.


L'agence officielle syrienne Sana, qui relate ces informations, précise qu'Akram Ajouri n'aurait pas été tué. Elle a en revanche imputé la responsabilité de cette opération à Israël. Tsahal n'a rien dit de cette frappe, mais Giora Eiland, un général israélien à la retraite joint par RFI, juge également probable que son pays en soit à l'origine.


« C'est dirigé contre un des responsables du Jihad islamique qui vit à Damas, explique-t-il. Ce dernier est, d'un côté, le responsable direct des liens avec l'Iran et de l'autre côté, celui qui donne des instructions à la bande de Gaza. »


Alors que le Jihad islamique a répliqué avec un barrage de roquettes depuis Gaza, l’armée israélienne a lancé une nouvelle frappe dans l’enclave, contre deux membres du groupe qui posaient une « menace imminente », selon le Tsahel. Le ministre de la Santé gazaouï a affirmé qu’un Palestinien a été tué et plusieurs autres ont été blessés pendant cette dernière opération.



L’opération de la nuit de lundi 11 à mardi 12 novembre relance aussi le risque d'une confrontation de plus grande ampleur. Dès son lancement, l'armée israélienne avait ordonné la fermeture des écoles dans le sud d'Israël. La mesure a été étendue finalement au centre du pays, notamment à l'agglomération de Tel-Aviv, où les alertes à la roquette ont retenti le matin. L'armée israélienne dit se préparer à plusieurs jours de confrontation.


Pour Israël, le Hamas, en tant que mouvement au pouvoir à Gaza, est responsable de ce qui se passe dans l'enclave. Ces derniers mois, néanmoins, les autorités israéliennes ont aussi accusé le Jihad islamique d'alimenter les tensions. Les deux organisations sont considérées comme terroristes par Israël.


Mais le Jihad islamique est un ennemi plus redoutable, souligne Giora Eiland : « C'est une organisation purement terroriste, dit-il. Ce groupe n'a pas de programme politique, et plus important encore, le Jihad islamique est formellement soutenu, entièrement, par l'Iran, totalement soumis aux instructions iraniennes. »


Si la responsabilité d'Israël était avérée dans l'opération syrienne, ces deux frappes montrerait sa volonté de porter un coup sévère au Jihad Islamique.


Source: RFI




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