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Gladys Berejiklian espère que l’Australie reconnaîtra le Génocide arménien dans un proche avenir

Gladys Berejiklian espère que l’Australie reconnaîtra le Génocide arménien dans un proche 
avenir

EREVAN, LE 19 JUILLET, ARMENPRESS : C’est la quatrième visite de Gladys Berejiklian, Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud(Australie)  en Arménie. Cette fois-ci, sa visite est privée, mais elle a rencontré le Premier ministre et le président d’Arménie. L’agence Armenpress s’est entretenue avec Mme Berejiklian sur ses  projets, la communauté arménienne de la Nouvelle-Galle du Sud, la question de la reconnaissance du Génocide arménien et d’autres sujets.

-Mme Berejiklian, vous êtes devenue la première femme Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud d’origine arménienne le 23 mars 2019. La Nouvelle-Galles du Sud est quelques fois plus grande et plus peuplée que l’Arménie et dépasse par son économie quelques pays avancés. D’après vous, quelles  sont les perspectives de la coopération  avec la République d’Arménie? Existe-t-il des projets de coopération que vous avez déjà  discutés pendant cette visite avec le Premier ministre et le président d’Arménie?

-Les projets sont très grands et j’espère que nous pourrons créer des liens très forts au niveau officiel à l’avenir, car au niveau pas officiel nos cœurs sont très proches. La communauté arménienne de l’Etat de la Nouvelle-Galles du Sud est très puissante. Les membres de la communauté arménienne souhaitent constamment et visiter  l’Arménie, et se rendre utile à leur pays. Nous avons discuté la question de l’approfondissement des relations au niveau officiel aussi bien avec le Premier ministre qu' avec le président et j’espère que nous pourrons conférer à nos relations un statut officiel à l’avenir.

-En tant que membre de la délégation des personnalités politiques australiennes vous avez visité l’Arménie aussi en 2013. Quels changements remarquez-vous six ans après et quelles sont vos impressions aujourd'hui?

-C'est la première fois que je visite l'Arménie comme Premier ministre, mais, en générale, c'est ma quatrième visite. J'ai des proches ici et j'essaye toujours de venir en Arménie. Je remarque plusieurs changements en Arménie. Je crois que le peuple est plus optimiste, plus confiant dans l'avenir, la construction s'est assez développée, mais il existe certaines questions qui doivent être résolues dans le futur. Néanmoins, je suis optimiste pour l'(avenir) de l'Arménie et je sens que les Arméniens de la Diaspora se tiennent toujours aux côtés de l'Arménie.

-Qu'est-ce qui vous a attiré le plus en Arménie et qu'est-ce qui pourraient attirer les touristes de la Nouvelle-Galles du Sud et les faire venir en Arménie?

-Je crois que c'est la belle histoire, les curiosités de l'Arménie qui attireront. Il faut que l'Arménie présente mieux ses richesses, notamment, les monuments de valeur historique. Par exemple, si le monde occidental savait qu'il existait des églises du 4e et du 5e siècle, cela pourrait créer un grand intérêt.

-La fois dernière vous vous êtes rendus aussi en Artsakh, envisagez-vous une telle visite cette fois?

-Malheureusement, non.  Cette fois la visite est très courte, car je suis venue pour une semaine pour des questions familiales: je dois participer à une cérémonie de mariage. Cependant, je visiterai l'Artsakh encore à l'avenir. Je m'y suis rendue à deux reprises et j'exhorte toujours mes amis à y aller. Une autre délégation parlementaire arrivera d'Australie dans un proche avenir et j'espère qu'ils visiteront l'Artsakh.

-C'est avec fierté que vous mentionnez le fait d'être la petite-fille d'une famille ayant survécu au Génocide arménien de 1915 et  pendant vos activités, vous avez appelé à plusieurs reprises les autorités australiennes à reconnaitre le Génocide arménien. D'après vous, quand est-ce que l'Australie reconnaîtrait le Génocide arménien, quelles sont les chances et quelles mesures sont entreprises dans cette direction?

-Ça fait 20 ans que notre Etat a reconnu le Génocide arménien et reconnaît l'indépendance de l'Artsakh. Si l'Allemagne et certains pays peuvent le reconnaitre, nous espérons que l'Australie reconnaîtra aussi et je soulève toujours cette question auprès de mes amis parlementaires. J'espère que l'Australie reconnaîtra prochainement le Génocide arménien.

-Peu sont les Arméniens qui arrivent à atteindre à des postes élevés en dehors d'Arménie. Quel conseil donneriez-vous à nos compatriotes qui sont nouveau dans la politique?

-Ce sont deux choses qui m'ont aidé: la foi et le travail. Si tu travailles constamment, tu peux faire tout. On me demande souvent quel est le secret et je dis qu'il n'y a pas de secret. Il faut travailler d'arrache-pied et être toujours optimiste: ces deux choses sont très importantes.

-Avez-vous des projets et objectifs d'occuper des postes plus élevés?

-Non, le poste du Premier ministre est suffisant. Pourtant, il y a 17 ans, quand je suis devenue membre du Parlement, je n'imaginerais point du tout que je serais Premier ministre un jour. Néanmoins,progressivement quand tu réussis à faire quelques chose, tu comprends que tu peux arriver à faire d'autres choses. C'est ainsi que je suis arrivée à ce poste.

-Je vous remercie pour l'entretien.

Par Norayr Choghikian

Photos:Tatev Dourian

 

 




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