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Le rétablissement du format trilatéral des négociations c’est la pierre de touche qui démontre le degré de la détermination de faire des progrès réels dans le règlement du conflit:ministère des Affaires étrangères d’Artsakh


EREVAN, LE 11 MARS, ARMENPRESS: Le 9 mars les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ont fait une déclaration avant la rencontre Pachinian-Aliev dans laquelle ils évoquent également le format des négociations du conflit du Haut-Karabakh. A ce propos l’agence «Armenpress» a interviewé Artak Nerissian, chef du Département de l’Information et des Relations publiques du ministère des Affaires étrangères de la République d’Artsakh.

-Le 9 mars, les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ont fait une déclaration dans laquelle ils exhortent les parties à s’abstenir de la demande unilatérale de changement du format des négociations sans le consentement de l’autre partie. Le 6 mars, le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan avait déclaré qu’il était impossible de changer le format des négociations sans le consensus des pays de l’OSCE qui avait été établi à Helsinki en 1991 à la suite de la décision du Conseil des ministres. Bakou affirme que  selon cette décision «L’Arménie et l'Azerbaïdjan sont des parties du conflit et les communautés arménienne et azerbaïdjanaise du Haut-Karabakh sont des parties intéressées.»։ Comment commentez-vous ces déclarations?

- Ce n’est pas la première fois que le ministère des Affaires étrangères d'Azerbaïdjan fait preuve de l’absence de la mémoire institutionnelle et de l’ignorance absolue sur le processus du conflit du Haut-Karabakh et les documents qui y ont été adoptés. D’abord, il n’existe aucune  mention sur les communautés dans la décision prise le 24 mars 1992 au cours de la rencontre supplémentaire d’Helsinki de l’OSCE. Dans le document les parties intéressées sont «les représentants du Haut-Karabakh élus ou autres».

Après, le format des négociations et le statut des parties des négociations a été longtemps le sujet des discussions et a un certain chemin du développement. Le Haut-Karabakh est indiqué  une partie de plein droit du conflit dans les documents discutés dans le cadre du processus de Minsk en 1993. Plus de clarté à ce propos a été apportée au cours des sommets de l’OSCE/CSCE à Budapest en 1994.  Selon l’acte final d’Helsinki, les parties du conflit sont les parties qui ont confirmé les engagements du 12 mai 1994. L’accord sur le cessez-le-feu et la cessation des hostilités a été signé entre le Haut-Karabakh, l'Azerbaïdjan et l’Arménie. Du 26 au 27 juillet 1994 le Haut-Karabakh, l'Azerbaïdjan et l’Arménie ont signé un accord supplémentaire dans lequel ils ont réaffirmé  «leurs engagements pour le respect du cessez-le-feu, ils ont même signé un large accord politique.»

Après le sommet de Budapest, en réponse aux spéculations de la partie azerbaïdjanaise sur le format des négociations,  László Kovács, Président en exercice de l’OSCE, ministre des Affaires étrangères de Hongrie  a fait une déclaration spéciale au cours de la réunion du du Conseil suprême de l’OSCE le 31 mars 1995 et il a «réaffirmé les décisions précédentes de l’OSCE: la participation de deux Etats ainsi que de la tierce partie du conflit(du Haut-Karabakh) à tout le processus des négociations, y compris la Conférence de Minsk.»

Le résumé du Président de l’OSCE faite à Prague est très clair et ne laisse aucune échappatoire à la partie azerbaïdjanaise pour l’interprétation arbitraire et intentionnelle des décisions sur le format des processus des négociations du règlement pacifique du conflit entre l'Azerbaïdjan et le Karabakh.

Ni les autorités de l’Artsakh ni celles de l’Arménie ne demande aucun nouveau format pas concerté des négociations. Il s’agit du rétablissement de plein format des négociations entériné par la décision du sommet de l’OSCE tenue à Budapest en 1994. Cette décision a été prise à la base du consensus des  Etats de l’OSCE y compris par l'Azerbaïdjan et les dirigeants des pays coprésidents du groupe de Minsk.

Nous avons réitéré  à maintes reprises que la question du rétablissement du  format trilatéral des négociations était la pierre de touche qui démontre le degré de la détermination de faire des progrès réels dans le règlement du conflit entre l'Azerbaïdjan et le Karabakh. La résistance au rétablissement du format le plus efficace des négociations peut être interprétée comme une tendance de préserver le statu quo.

Il est dommage que les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ne font pas preuve de suffisante fermeté de principes  pour le rétablissement du format trilatéral des négociations qui correspond à la décision de l’organe suprême de l’OSCE.




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