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Discours de clôture de Nikol Pashinian à la séance extraordinaire de l’Assemblée nationale

Discours de clôture de Nikol Pashinian à la séance extraordinaire de l’Assemblée nationale

EREVAN, 10 MAI, ARMENPRESS. Le Premier ministre par intérim Nikol Pashinyan a prononcé un discours de clôture à l'Assemblée nationale lors de la séance extraordinaire  pour l'élection du Premier ministre.

"Armenpress" présente le texte du discours de Nikol Pashinian.     

"Merci, chers collègues.

Pour commencer, je ferai une remarque. Au cours du mois dernier, j'ai parlé pendant de nombreuses heures, depuis cette tribune, de la question du Karabagh dans son contenu, j'ai parlé des détails de la guerre, j'ai parlé des transformations et des réformes réalisées en Arménie au cours des trois dernières années, et je peux affirmer que nous n'avons pas rencontré de représailles substantielles à la suite de ces remarques et enregistrements, ce qui est très important.

Néanmoins, je voudrais évoquer deux circonstances pour souligner la chose suivante : comment se fait-il que nous ayons dit quelque chose lorsque nous étions dans l'opposition, et qu'au contraire nous ayons fait des déclarations complètement différentes après avoir accédé au pouvoir.

Un point clé du programme électoral du bloc Yelq était l'introduction d'un impôt sur le revenu forfaitaire de 20 %.

Pour être honnête, je n'ai pas eu le temps de voir comment nos collègues ont voté pour ce changement, s'ils ont voté pour ou contre. Ils ont voté contre. L'une des dispositions les plus importantes du Bloc était le passage au système électoral proportionnel, c'est-à-dire aux élections politiques. Je me souviens que lorsque récemment le passage au système électoral proportionnel a été discuté au Parlement, nos estimés collègues ont montré leur position de principe : des extraits de discours sont apparus sur Internet, où les gens avaient "plus de principes" ou, pour être précis, disaient tout simplement le contraire. Cette liste peut être poursuivie à l'infini, mais je pense que ces deux exemples suffisent à démontrer ce dont nous parlons.

Dans quelle mesure avons-nous eu des principes ? Je peux dire la chose suivante : nous n'avons pas toujours recherché nos intérêts politiques. C'est vrai, mais nous ne nous sommes jamais écartés des valeurs que nous avons déclarées. Avant la révolution, nous avions annoncé qu'il n'y aurait pas de vendettas, et il n'y a pas eu de vendettas. Oui, nous avons parlé de justice, mais je le répète, "il n'y aura pas de vendettas".

Nous avons promis qu'il n'y aurait pas de « purge du personnel» et que chacun aurait la possibilité de construire une nouvelle Arménie. Maintenant, ils nous donnent Osipyan comme exemple, pourquoi seulement Osipyan, ils auraient pu citer d'autres exemples également. Mais dans ce contexte, je souhaite vous raconter ce qui est arrivé à la faction «Mon Pas». Après avoir traversé de dures épreuves, la faction «Mon Pas», composée de 88 membres, a passé la plus dure des épreuves, mais aujourd'hui elle est plus unie que jamais. Nous avons rempli notre plus grande mission et nous rendons aux électeurs les pouvoirs qu'ils nous ont confiés.

Les personnes assises dans cette partie de la salle (à gauche) n'ont pas d'entreprises communes ou d'autres liens avec l'ombre. Les valeurs et les principes sont ce que ces personnes ont en commun. Des opinions ont été exprimées en novembre, en octobre, et même dès septembre, selon lesquelles 20, 23 membres de la faction «Mon Pas» pourraient bien être recrutés à nouveau pour 5, 10 ou 50 millions de dollars. Je ne sais pas où ils les ont mis, mais nous avons vu ce qui est arrivé à la faction «Mon Pas», et nous verrons où arrivrront ceux qui l'ont quittée par souci de patriotisme, des frontières, du lieu de naissance. Je pense qu'ils sont déjà arrivés.

À cet égard, je voudrais remercier la faction «Mon Pas», car elle a prouvé que parler de valeurs et de principes n'est pas seulement un toast, mais quelque chose d'existant dans l'Arménie du 21e siècle. Et c'est un fait dont notre peuple et notre société doivent être fiers. Regardons l'histoire de notre Parlement. Nous avons traversé les épreuves de 1998 et 1999 : il y avait des factions avec des gens qui, après avoir passé les épreuves les plus difficiles, ont fini par céder à la tentation. On ne pardonne pas aux gens leur ferme détermination à résister à la tentation la plus sévère. On ne nous pardonne pas exactement cela, parce que beaucoup ne comprennent pas pourquoi les gens refusent de vendre leurs services quand il y a les prix les plus élevés à la bourse.

C'est un jour de plus grande victoire pour nous, la plus grande victoire de notre peuple, la plus grande victoire des valeurs éternelles, la plus grande victoire de la moralité, la plus grande victoire de la République d'Arménie, la plus grande victoire de l'avenir. Et encore une fois, j'adresse des mots de gratitude à la faction «Mon Pas» au nom du peuple de la République d'Arménie.

Je vous remercie. Et que personne ne doute qu'il y a un avenir, qu'il y a un avenir en Arménie. Je vous remercie. "

 

 

 








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