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Entretien du Premier ministre à l'agence de presse l’IRNA

Entretien du Premier ministre à l'agence de presse l’IRNA

EREVAN, 21 OCTOBRE, ARMENPRESS. Le Premier ministre Nikol Pashinyan a accordé une interview à l'agence de presse iranienne IRNA. "Armenpress" a reçu le texte de l'interview du Département Information ության Relations Publiques du Cabinet du Premier Ministre, qui est présenté ci-dessous :

IRNA - Le président iranien, M. Rohani, s'est déclaré prêt à jouer un rôle constructif dans le règlement des désaccords entre l'Arménie et la République d'Azerbaïdjan. Quelle est votre réponse à cette proposition et  sur quelle initiative pratique l'Iran pourra-t-il avoir un rôle de médiateur?

Nikol Pashinyan - Vous savez que le Groupe de Minsk est le seul cadre internationalement reconnu pour traiter la question du Haut-Karabakh. En tant qu'acteur régional important, l'Iran a un rôle clé à jouer à cet égard. Je pense que ce rôle devrait maintenant être axé sur la fin des hostilités. Nous saluons de toute mesure constructive de l’Iran pour ramener la paix et la stabilité dans la région.

 

IRNA - Vous avez à plusieurs reprises mis en garde contre la présence de forces étrangères dans le conflit du Haut-Karabakh. Avez-vous partagé cette préoccupation lors des entretiens téléphoniques avec le président Rohani?

Nikol Pashinyan - Oui, il a été prouvé au niveau international que des mercenaires terroristes ont été transportés de Syrie vers la région par la Turquie pour participer à des opérations militaires, et c'est une menace sérieuse pour la région dans son ensemble. Malheureusement, les pays de la région n’ont pas pris ce fait au sérieux, mais il ne fait aucun doute que la présence de terroristes étrangers est lourde de conséquences graves que nous verrons à l’avenir. Je pense que tous les pays de la région devraient traiter la question plus sérieusement.

IRNA - Il y a des craintes en Iran que le conflit du Haut-Karabakh pourrait se transformer en une guerre prolongée à part entière, avec des puissances mondiales intervenant dans la région en plus des troupes étrangères. Quelles sont vos suggestions et solutions pour répondre à ces préoccupations et ramener la question à la table des négociations?

Nikol Pashinyan - L'Azerbaïdjan utilise largement les drones israéliens, et ce fait prouve que les puissances étrangères interviennent dans la région de diverses manières. Aucune intervention étrangère n'est admissible à l'exception du rôle joué par les coprésidents du groupe de Minsk. Cependant, jusqu'à présent, ils n'ont pas été en mesure d'influencer les développements dans la zone de conflit, et nous avons ce que nous avons à ce stade. Ils ont fait des déclarations et exprimé leur position, qui n’a pas eu d’effet réel sur les développements.

IRNA - Vous avez répété à plusieurs reprises que l'escalade actuelle était prévue depuis longtemps. Y a-t-il des preuves pour le prouver? Quelles perspectives ces préparatifs ont-ils esquissés pour l’avenir du conflit?

Nikol Pashinyan - Un mois et demi avant la flambée, la République d'Azerbaïdjan a organisé un exercice militaire conjoint avec la Turquie, et certaines troupes turques sont restées en Azerbaïdjan après la fin de l'exercice. En outre, la Turquie a recruté des terroristes syriens et les a transportés en Azerbaïdjan dans le but de les impliquer dans les hostilités prévues. Si l'agression n'avait pas été planifiée à l'avance, il n'y aurait eu aucune raison de déplacer des troupes de Syrie vers la République d'Azerbaïdjan. Aujourd'hui, la présence de terroristes dans la zone de conflit est un fait établi comme en témoignent de nombreux documents authentiques publiés sur ce sujet. Tous ces documents témoignent que la guerre était planifiée à l'avance. Nous sommes au cœur d'une guerre à grande échelle pré-planifiée, qui constitue une menace pour toute la région.

IRNA - Selon vous, qu'est-ce qui empêche le cessez-le-feu au Haut-Karabakh, et pourquoi les hostilités se sont-elles poursuivies après la réunion de Moscou et l'accord conclu samedi soir?

Nikol Pashinyan - Il est évident que la Turquie tente de saper le cessez-le-feu, car elle s'est fixé des objectifs ambitieux. La Turquie ne vise pas seulement le Haut-Karabakh, mais elle cherche également à imposer sa présence dans le Caucase du Sud. À cet égard, je dois souligner que cela fait partie de la politique impérialiste de la Turquie, qui cherche à étendre son influence à l’est, au nord et au sud-est du Haut-Karabakh, et cela affecte directement tous les pays de la région. Ce fait doit être sérieusement pris en considération et les acteurs régionaux devraient exprimer leur position à cet égard.

IRNA - Comme vous le savez peut-être, les mortiers de la zone de conflit ont frappé l'Iran à plusieurs reprises et de nombreux drones sont entrés dans le ciel iranien pendant cette période. Les responsables iraniens en ont averti à plusieurs reprises les parties au conflit. Quelle est votre solution pour éviter cela?

Nikol Pashinyan - Je suis désolé, le cas échéant, c'était la faute de la partie arménienne. Je n'ai pas d'informations précises sur tous ces cas, mais je vous assure que nous ferons tout notre possible pour nous assurer qu'aucun mal ne soit fait à l'Iran ami et que de telles choses ne se reproduisent plus. La partie arménienne fera tout son possible pour éviter que des incidents similaires ne se reproduisent, et je peux vous assurer que nous serons plus vigilants sur cette question.





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