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Entretien du Premier ministre au Corriere della Sera

Entretien du Premier ministre au Corriere della Sera

EREVAN, 18 OCTOBRE, ARMENPRESS . Le Premier ministre Nikol Pashinyan a accordé une interview au Corriere della Sera, l'un des plus grands journaux italiens. "Armenpress" en a été informé par le service d'information et de relations publiques du cabinet du Premier ministre. Ci-dessous, un article du Corriere della Sera basé sur l’interview du Premier ministre Pashinyan.

Pashinyan souligne: "Erdogan arme les Azéris parce qu'il veut un autre génocide." Puis il poursuit: "Il a envoyé des djihadistes syriens ici pour se battre, nous avons des preuves."

"Des Turcs à Vienne? Cela pourrait se reproduire. Alors que le cessez-le-feu avec l'Azerbaïdjan, obtenu grâce à la médiation de Moscou, marque le temps avec «du bruit», le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan utilise une hyperbole, mais va immédiatement au but. L'ancien journaliste et figure charismatique de l'opposition a été élu Premier ministre il y a deux ans après des manifestations de rue.

Pashinyan vient de rentrer de la ligne de front, où il a rendu visite aux soldats arméniens. Les combats à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan ne se sont pas arrêtés depuis le 27 septembre, les sirènes des raids aériens retentissant constamment dans le ciel de Stepanakert, la capitale du Haut-Karabakh. Un accord de cessez-le-feu très fragile a été conclu il y a une semaine, mais cela n'a pas  arrêté les bombardements, et les drones, ni la rhétorique militaire. Du côté arménien, plus de 660 personnes ont été tuées parmi les militaires et les civils.

Corriere della Sera - Bakou vous accuse d'avoir à nouveau attaqué Ganja, vous accusez les Azerbaïdjanais d'avoir bombardé Stepanakert et les villages voisins. Les deux parties continuent de parler de crimes contre l'humanité. Où est la vérité?

Premier ministre Nikol Pashinyan- La Turquie poursuit la même stratégie dans le Caucase du Sud que dans la Méditerranée contre la Grèce et Chypre ou en Libye, en Syrie et en Irak. C'est une politique expansionniste. Lors des pourparlers de cessez-le-feu, le président turc Erdogan a déclaré qu'il ne voulait pas que l'Azerbaïdjan mette fin aux hostilités. Ce conflit n’aurait pas commencé sans l’intervention directe de la Turquie. C'est la Turquie qui a encouragé l'Azerbaïdjan à attaquer l'Artsakh. Les troupes turques assistent aux attaques. Mais pas seulement ça. Les Azerbaïdjanais utilisent des militants djihadistes importés de Syrie. Ce sont des terroristes envoyés par les Turcs.

Corriere della Sera-  Avez-vous des preuves de l'utilisation de ces combattants?

Premier ministre Nikol Pashinyan- Oui, nous avons des vidéos de propagande de djihadistes géolocalisés sur les  territoires des hostilités. Il y a aussi des cadavres de certains d'entre eux. Cela ne fait aucun doute. Toutes les preuves ont déjà été publiées. Les vidéos ont été traitées et analysées grâce à un logiciel spécial et les spécialistes concernés ont découvert où elles avaient été filmées. Il a été établi qu'ils ont été transférés sur la ligne de front pendant les combats. Les terroristes syriens eux-mêmes ont tourné ces vidéos, après quoi ils les ont publiées sur Internet.

Cette preuve est officiellement reconnue par la Russie, la France et d'autres pays. Et l'objectif est clair: les Turcs veulent un autre génocide du peuple arménien. Je me demande ainsi qu'à la communauté internationale: quel type de cessez-le-feu pouvons-nous signer avec ces terroristes? Nous avons été attaqués et nous devons nous défendre comme tout peuple menacé d'extermination.

Corriere della Sera- Quelles mesures l'Union européenne devrait-elle prendre pour mettre fin au conflit?

Premier ministre Nikol Pashinyan-  Il n'y a qu'une seule façon de mettre fin aux hostilités: la reconnaissance internationale de l'Artsakh sur la base du principe de «sécession remède ». Il n'y a pas d'autre option. Sinon, tous les Arméniens des territoires contrôlés par l'Azerbaïdjan subiront un nettoyage ethnique, parce que les Arméniens sont le dernier obstacle pour les Turcs sur leur chemin d'expansion vers le nord, l'est et le sud.

Corriere della Sera- En Italie, un groupe d'intellectuels, d'athlètes et d'hommes politiques a signé une déclaration de solidarité avec l'Arménie. Est-ce suffisant?

Premier ministre Nikol Pashinyan- Plusieurs journalistes étrangers sont venus ici, mais nous n'avons pas vu de représentants de missions diplomatiques étrangères. J'attends de l'Italie qu'elle reconnaisse que la Turquie a transféré des mercenaires et des troupes en Azerbaïdjan. Mais pas seulement ça. La communauté internationale et l'Italie doivent prendre en compte que la population du Haut-Karabakh est victime d'une grave crise humanitaire, car si les troupes azerbaïdjanaises reviennent dans la région, pas un seul Arménien ne sera sauvé.





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