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Paris, Londres et Berlin appellent l'Iran à revenir à ses obligations

Paris, Londres et Berlin appellent l'Iran à revenir à ses obligations

EREVAN, 14 JANVIER, ARMENPRESS: L'accord sur le nucléaire iranien a-t-il encore des chances de tenir ? Depuis le retrait des États-Unis, promesse de campagne de Donald Trump, le 8 mai 2019, l'accord de Vienne n'a cessé d'être dénaturé. L'Iran reprenant peu à peu ses aises dans le domaine nucléaire. La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont appelé dans une déclaration commune dimanche l'Iran à revenir « au plein respect » de ses obligations au titre de l'accord de Vienne, que Téhéran a commencé à détricoter dans un contexte de tensions avec les États-Unis.


« Aujourd'hui, notre message est clair : nous restons attachés » à l'accord sur le nucléaire « et à sa préservation ; nous exhortons l'Iran à annuler toutes les mesures incompatibles avec l'accord ; nous appelons l'Iran à s'abstenir de toute nouvelle action violente ou de prolifération ; et nous restons prêts à engager le dialogue avec l'Iran sur cette base afin de préserver la stabilité de la région », indiquent les trois pays dans une déclaration commune qui réaffirme leur position sur le dossier.


La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne sont les trois pays européens qui ont signé en 2015, avec les États-Unis, la Chine et la Russie, l'accord avec l'Iran sur le nucléaire, dont Donald Trump a décidé de sortir en 2018. Donald Trump a récemment appelé les Européens à claquer à leur tour la porte de l'accord et à renforcer leur propre effort militaire au Moyen-Orient. Paris, Londres et Berlin préfèrent rappeler leur attachement à l'accord, tout en estimant « essentiel que l'Iran revienne au plein respect de ses obligations au titre de l'accord ». « Nous avons exprimé notre profonde préoccupation face aux actions entreprises par l'Iran en violation de ses engagements depuis juillet 2019. Ces actions doivent être infirmées », ajoutent les trois capitales européennes.


Téhéran a affirmé le 5 janvier ne plus se sentir tenu par aucune limite « sur le nombre de ses centrifugeuses » utilisées pour la production de combustible nucléaire. Cette annonce a été faite deux jours après l'élimination du général iranien Qassem Soleimani à Bagdad, par un tir de drone américain, point culminant d'une montée des tensions entre Téhéran et Washington. Londres, Berlin et Paris soulignent, dans leur déclaration, leur « disposition » à œuvrer « en faveur de la désescalade et de la stabilité dans la région ». Ils réaffirment la nécessité de « répondre – par la diplomatie et de manière significative – aux préoccupations communes concernant les activités régionales déstabilisatrices de l'Iran, y compris celles liées à ses programmes de missiles ».


« Nous devrons également définir un cadre de long terme pour le programme nucléaire de l'Iran », soulignent-ils. Dans leur communiqué, les Européens citent le rôle joué par les « corps des Gardiens de la révolution islamique [CGRI] et la force Al-Qods », chargée des opérations extérieures de Téhéran, dans les « événements récents » qui « ont mis en évidence le rôle déstabilisateur de l'Iran dans la région ».


Enfin, Berlin, Paris et Londres disent « prendre note de l'annonce de l'Iran concernant la destruction du vol UIA PS752 », Téhéran ayant reconnu samedi avoir abattu mercredi par erreur l'avion de ligne ukrainien, provoquant la mort de 176 personnes. Les Européens ont averti ces derniers jours qu'ils pourraient décider de déclencher un mécanisme de règlement des différends prévu dans l'accord nucléaire, pouvant mener à terme au rétablissement de sanctions par le Conseil de sécurité de l'ONU, si l'Iran ne revenait pas à un respect de ses engagements.


Source: AFP





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