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Mon objectif est de transmettre à la jeune génération une Arménie dotée de ses frontières ouvertes et de son territoire internationalement reconnu : le Premier ministre a participé à une table ronde dans le cadre de MaskOFF
Le Premier ministre Nikol Pashinyan a participé à une table ronde organisée par la Fondation Restart dans le cadre de MaskOFF.
Le Premier ministre a salué les participants à cette table ronde et les a remerciés pour leur invitation. Dans son intervention, Nikol Pashinyan a indiqué que, selon lui, le principal défi qu’il devait relever pour la jeune génération était la signature et la ratification de l’accord de paix. « La République d’Arménie, avec son territoire internationalement reconnu et ses frontières ouvertes: si je puis m’exprimer de manière imagée, c’est dans cet état que je dois transmettre le pays à la jeune génération. À mon avis, c’est à partir de là que les questions fondamentales doivent être résolues. Cela, ainsi que les actions qui en découleront, déterminera la concrétisation de l’agenda que vous avez évoqué. D’autant plus aujourd’hui, si l’on tient compte du fait que nous approfondissons nos relations avec l’Union européenne. J’espère que, d’ici 2029, nous aurons réussi à obtenir une décision de l’Union européenne sur la libéralisation du régime des visas. Le projet de Cité académique sera, quant à lui, devenu irréversible. Un pays en paix, aux frontières ouvertes. Savez-vous ce que cela signifie, à mon avis ? Cela signifie que, dans ces conditions, la jeune génération ne se heurtera à aucune limite dans la réalisation de ses ambitions, de ses objectifs et de ses projets. »
Poursuivant son intervention, le Premier ministre a souligné: « Bien entendu, la stabilité économique et l’indépendance énergétique sont également des éléments essentiels pour compléter le tableau que je viens de décrire, et c’est à la résolution de ces questions que je m’attelle actuellement. La priorité absolue est, bien sûr, la paix et son institutionnalisation. Dans quelle mesure suis-je convaincu que nous parviendrons à résoudre ce problème ? Comme le dit le dicton, personne ne peut garantir une certitude à 100 %. Je considère néanmoins que sa résolution est réaliste, bien qu’elle soit particulièrement complexe. Parmi les difficultés inhérentes à ce processus, la nécessité de disposer d’une feuille de route, d’un discours politique et d’une idéologie susceptibles de convaincre la population dans son ensemble et, plus particulièrement, la jeune génération occupe une place loin d’être négligeable. C’est pourquoi les échanges avec les jeunes revêtent une importance toute particulière, tant de ce point de vue que dans la perspective de résoudre ce problème. »
En conclusion de son intervention, le chef de l’État a déclaré: « L’éducation est le facteur le plus important pour appréhender la réalité, l’évaluer, trouver des solutions et mener celles-ci à leur terme. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a fait de l’éducation la stratégie des strategies. Chaque fois que nous constatons que nous ne parvenons pas à résoudre un problème, quel que soit le niveau concerné, individuel, étatique ou collectif, nous devons revenir à l’éducation et nous y consacrer à nouveau, qu’il s’agisse de l’éducation individuelle, collective, publique ou étatique. Telle est, dans ses grandes lignes, notre vision de l’avenir et des tâches qui nous attendent. Comme je l’ai déjà indiqué, notre mission est également très importante: transmettre à la génération suivante l’État, la République d’Arménie, en tant que pays en paix, sûr, en développement et prospère. C’est un processus de longue haleine, mais il s’agit également de lui transmettre un pays aux frontières délimitées, démarquées et ouvertes. C’est là que prend forme la vision de la pérennité de l’État. Celle-ci repose sur le principe selon lequel la transmission de génération en génération doit se poursuivre sans interruption. L’Arménie, en tant qu’État, doit perdurer. Tel est le plus grand agenda auquel, à mon sens, nous devons tous contribuer. »
Par la suite, le Premier ministre Nikol Pashinyan a répondu aux nombreuses questions des jeunes participant à la table ronde. Celles-ci portaient notamment sur la politique étrangère et intérieure de l’Arménie, l’établissement de la paix avec l’Azerbaïdjan, le processus de délimitation de la frontière, les démarches entreprises en vue de la signature et de la ratification de l’accord de paix, ainsi que le processus de normalisation des relations entre l’Arménie et la Turquie et les perspectives à cet égard.
Au cours de cette séance de questions-réponses, le Premier ministre a également abordé les relations avec l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), la coopération entre l’Arménie et l’Union européenne et son approfondissement, les mesures engagées en vue de la libéralisation du régime des visas, l’idéologie de l’Arménie réelle et ses principes, les programmes mis en œuvre par le Gouvernement de la République d’Arménie en faveur d’un développement territorial équilibré, ainsi que d’autres sujets.