Les principales orientations de la transformation du système de gestion des migrations en Arménie examinées sous la présidence du Premier ministre
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Le Premier ministre Nikol Pashinyan a présidé une réunion de travail consacrée aux principales orientations de la transformation du système de gestion des migrations en Arménie, dans le cadre du projet de stratégie migratoire. Information du service de presse de cabinet du Premier ministre.
La ministre de l’Intérieur, Arpine Sargsyan, a rappelé qu’au début de l’année, une réunion s’était tenue sous la présidence du Premier ministre, dans un format similaire, afin d’examiner le volet relatif à la citoyenneté, dans une optique de réévaluation de cette institution. Cette approche consiste à mettre en relation la citoyenneté avec le concept d’« Arménie réelle », l’existence de liens réels avec l’Arménie et la vocation de la République d’Arménie à constituer un centre d’intérêts et d’aspirations. Selon la ministre, un projet de loi portant modification de la loi sur la citoyenneté de la République d’Arménie a été élaboré dans le cadre de cette approche et se trouve actuellement en phase de finalisation. Abordant les principales orientations de la transformation du système de gestion des migrations, Arpine Sargsyan a souligné la nécessité de clarifier les enjeux du secteur migratoire. Ces dernières années, l’Arménie est devenue un pays d’immigration, caractérisé par une hausse des flux entrants, ce qui fait de la gestion des migrations un axe majeur de la politique de l’État.
« La nécessité de définir clairement la gestion des migrations au niveau stratégique tient à deux facteurs importants. Premièrement, plus les conditions d’obtention de la citoyenneté sont strictes, plus les flux d’étrangers s’orienteront vers les procédures de séjour, d’autant que les principales mesures de durcissement consistent à fixer des exigences en matière de séjour et de résidence permanente. Deuxièmement, les tendances migratoires dans notre pays ont elles-mêmes considérablement évolué, dessinant une nouvelle réalité. Pendant des décennies, l’Arménie a été un pays d’émigration; au cours de la dernière décennie, elle est devenue un pays d’immigration et de transit, une évolution particulièrement marquée depuis 2022. En outre, pour la première fois, en 2025, le solde des franchissements de la frontière par les citoyens arméniens a été positif, et cette tendance s’est maintenue au premier semestre de cette année », a déclaré Arpine Sargsyan. Elle a ajouté que cette évolution faisait émerger de nouveaux défis en matière de gestion efficace de l’immigration. Le nombre d’opérations et de demandes a augmenté dans l’ensemble des procédures migratoires, qu’il s’agisse des franchissements de la frontière, des demandes d’asile, des demandes de titre de séjour ou des démarches visant à régulariser le séjour.
Selon la ministre, il est notamment nécessaire de renforcer la lutte contre la migration illégale et irrégulière, en intégrant des mesures préventives, en développant les capacités et en consolidant les institutions et les mécanismes concernés. À cette fin, il est proposé de recourir à des outils numériques modernes pour assurer une gestion efficace des migrations, notamment en garantissant le fonctionnement continu et fiable du système électronique de gestion des frontières, du registre national de la population et des autres plateformes numériques consacrées aux procédures migratoires, notamment en matière de citoyenneté, de séjour et d’asile.
Dans ce contexte, a précisé la ministre, la révision du modèle et des outils de gestion des frontières vient compléter, au niveau stratégique, la stratégie migratoire.
Les mesures juridiques et institutionnelles visant à assurer une orientation stratégique unifiée de la gestion des flux migratoires et de la mobilité, ainsi qu’à garantir à l’État une meilleure visibilité de ces phénomènes, ont ensuite été présentées. Les participants ont également été informés des mesures destinées à résoudre plusieurs problèmes du système migratoire actuel et à permettre une révision globale de la gestion des flux migratoires et de la mobilité.
Les principales orientations de la transformation du système arménien de gestion des migrations ont ainsi été exposées. Elles comprennent la mise en place d’un système unifié de gestion des migrations, la création d’un système numérique, interopérable et sécurisé, la révision ciblée des régimes d’entrée, de visa et de séjour, ainsi que le renforcement des capacités en matière de gestion des frontières et d’application de la loi.
Les transformations envisagées dans ces différents domaines ont fait l’objet d’échanges, au cours desquels diverses observations et propositions ont été formulées. Le Premier ministre Nikol Pashinyan a souligné que la gestion des migrations constituait un axe majeur de la politique de l’État et que son efficacité était essentielle à la sécurité nationale, au développement économique et à la protection des droits de l’homme.
Il a également insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des mesures globales et équilibrées en faveur d’une gestion efficace des migrations, dans une perspective de stabilité à long terme. À l’issue de la réunion, le Premier ministre a chargé les responsables concernés d’apporter les ajustements nécessaires au projet de stratégie sur la base des décisions prises et d’assurer la poursuite de la procédure en vue de son adoption.