Près de 100 observateurs de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE observeront les élections législatives en Arménie
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Près de 100 parlementaires et membres du personnel de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE (AP OSCE), issus de plus de trente pays, se rendront en Arménie afin d’observer les élections législatives prévues le 7 juin.
Selon un communiqué de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE relayé par Armenpress, il s’agira de la douzième mission d’observation électorale menée par l’organisation en Arménie depuis 1995.
La sénatrice néerlandaise Farah Karimi a été désignée coordinatrice spéciale et cheffe de la mission d’observation à court terme de l’OSCE, tandis que la délégation d’observation de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE sera conduite par la députée monténégrine Evrosima Pejović.
Farah Karimi et Evrosima Pejović ont publié conjointement un commentaire préélectoral intitulé « L’Arménie vote à un carrefour géopolitique et démocratique », dans lequel elles reviennent sur les évolutions historiques, les réformes juridiques et la polarisation politique intérieure qui, selon elles, influencent l’environnement électoral actuel.
Les observateurs de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE travailleront en coopération avec la mission d’observation du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE (BIDDH/OSCE), dirigée par Janez Lenarčič, ainsi qu’avec les délégations d’observation de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et du Parlement européen.
Avant le scrutin, les observateurs rencontreront des représentants des autorités publiques, de la Commission électorale centrale, des partis politiques et alliances électorales, de la société civile, des médias ainsi que des experts indépendants. Ils se rendront ensuite dans différentes régions d’Arménie afin d’évaluer le déroulement du processus électoral.
Les conclusions préliminaires des missions d’observation seront présentées lors d’une conférence de presse conjointe organisée à l’issue du scrutin.
Farah Karimi a souligné que l’Arménie aborde ces élections avec un système électoral profondément révisé.
« L’Arménie se prépare à ces élections avec un cadre électoral substantiellement réformé, visant à répondre à des problématiques majeures telles que l’achat de voix, les pressions exercées sur les électeurs et l’abus des ressources administratives. Notre rôle consiste désormais à observer attentivement la manière dont ces nouvelles dispositions sont appliquées dans la pratique, en particulier dans un contexte de forte polarisation sociale marqué par une rhétorique clivante entre les forces politiques », a-t-elle déclaré.