Premier ministre: le développement de la science est au cœur de notre politique
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Le Premier ministre de la République d’Arménie, Nikol Pashinyan, a participé à une table ronde organisée à l’Académie nationale des sciences d’Arménie, intitulée « La science arménienne dans l’espace de recherche mondial : compétitivité, excellence scientifique et valorisation des résultats scientifiques dans l’économie ». Information du service de presse de cabinet du Premier ministre.
En saluant les participants, le Premier ministre a remercié les organisateurs pour la tenue de cette rencontre. Il a souligné l’importance de tels échanges dans l’élaboration des futures politiques gouvernementales en matière de développement scientifique. « Les discussions autour des programmes et leur mise en œuvre sont des conditions nécessaires, mais non suffisantes, car un échange régulier sur l’état du secteur, ses évolutions et ses perspectives est indispensable », a-t-il déclaré, ajoutant que cela contribue également à l’affinement des idées.
Le chef du gouvernement a indiqué qu’entre 2017 et 2025, le financement de la science a été multiplié par 2,8, soit une hausse de 185 %, et que les salaires dans le secteur scientifique ont augmenté de manière significative, jusqu’à 300 %.
« La première chose à changer est notre manière de penser et notre rapport au langage. À cet égard, je dois reconnaître que l’expression selon laquelle le gouvernement “soutient la science” me dérange, car elle crée une distance entre l’État et la science. Nous ne soutenons pas la science : le développement de la science est notre politique. Nous ne concevons pas d’un côté l’État et de l’autre une science distante qu’il faudrait soutenir. Le développement de la science est notre politique, pour une raison très concrète : nous n’imaginons pas le développement de l’État sans celui de la science. Et, inversement, nous n’imaginons pas le développement de la science sans celui de l’éducation. Par développement de l’État, nous entendons avant tout le développement de l’économie », a souligné le Premier ministre. Il a ajouté que la communauté scientifique doit être davantage associée à l’élaboration des politiques publiques et y jouer un rôle plus important et plus actif.
Selon le Premier ministre, la science est également un secteur économique, car sa gestion efficace et sa valorisation en tant que domaine productif permettent de résoudre de nombreux problèmes. Le Premier ministre a également souligné que le développement de la science est essentiel pour préserver et approfondir l’identité nationale et mieux se comprendre en tant que société.
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de relier les différents secteurs et de dépasser les approches fragmentées, soulignant qu’il n’existe pas de secteurs isolés dans un État. « Nous ne pouvons pas envisager une science isolée, sans parler de branches séparées au sein même de la science. Il est très important que nous fédérions nos secteurs et notre pays autour d’un objectif commun. Et cet objectif est la République d’Arménie, le développement de notre État. Mais l’État, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire et de partager notre vision, est à la fois une finalité et un moyen. Une finalité, par le simple fait de son existence ; un moyen, parce que l’État est le seul instrument qui nous permettra de garantir les meilleures conditions pour préserver et développer notre identité, ainsi que pour assurer notre sécurité, notre liberté, notre bien-être et notre bonheur »,a-t-il déclaré.
En conclusion, Nikol Pashinyan a affirmé : « Bien entendu, le citoyen de la République d’Arménie doit aimer son État, et c’est un facteur très important et fondamental. Mais, d’un autre côté, la République d’Arménie doit aussi aimer ses citoyens, dans toutes les professions, y compris ceux qui exercent une activité scientifique. Et les politiques que nous menons sont l’expression de cet amour, l’expression de l’amour de la République d’Arménie envers toutes les personnes engagées dans la science. »