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Le Premier ministre de la République d’Arménie, Nikol Pashinyan, a tenu une réunion de travail avec la ministre de l’Intérieur, Arpine Sargsyan, au cours de laquelle ont été présentés les travaux réalisés dans le cadre de l’introduction du nouveau système de passeports biométriques et de cartes d’identité en Arménie. Information du service de presse de cabinet du Premier ministre.
Dans son propos introductif, le Premier ministre a indiqué que le processus de mise en œuvre des passeports biométriques et des cartes d’identité est en phase finale et que ces documents seront mis à la disposition des citoyens à partir de l’automne 2026.
La ministre de l’Intérieur a souligné que ce nouveau système vise à garantir la conformité des documents d’identité aux normes internationales les plus élevées, notamment aux exigences de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Selon elle, ce dispositif renforcera la fiabilité des documents, facilitera les passages aux frontières et contribuera à la libre circulation des citoyens, y compris dans le cadre du processus de libéralisation des visas avec l’Union européenne.
Il a été indiqué que, dans le cadre de ce projet, des infrastructures modernes sont mises en place et que celui-ci est réalisé sous la forme d’un partenariat public-privé. Les nouveaux passeports intégreront des dispositifs de sécurité avancés, notamment des éléments de protection visibles sous lumière ultraviolette.
Par ailleurs, il a été souligné que la conception du document reflète l'identité arménienne, le patrimoine historique et culturel, ainsi que les symboles de l'État. Ainsi, on y retrouve tout d'abord le tracé de la République d'Arménie, l'alphabet créé par Mesrop Mashtots et la première phrase écrite en caractères arméniens:« Pour connaître la sagesse et l'instruction, Pour comprendre les paroles de l'intelligence. »
Poursuivant la présentation des images figurant sur les différentes pages du document, il a été indiqué que celui-ci s’ouvre sur les origines du peuple arménien, avec la représentation de Hayk Nahapet, ainsi que des pétroglyphes découverts dans les montagnes de Geghama et à Ukhtasar, qui remontent à une période très ancienne. Est également présentée une étape majeure de l’histoire: l’inscription cunéiforme relative à la fondation d’Erevan, qui constitue un élément essentiel de l’identité et de l’histoire arméniennes. Il a été souligné que la représentation de la forteresse d’Erebouni a été reconstituée par des chercheurs. Il a été souligné que le choix de la borne-frontière n’est pas fortuit : elle constituait déjà à l’époque un instrument étatique et juridique essentiel, attestant de l’existence de l’État, de son administration, ainsi que des réformes foncières mises en œuvre.
La page suivante présente le Saint-Siège d’Etchmiadzine, symbole de l’adoption du christianisme comme religion d’État en 301. La date même de la christianisation est mise en avant comme un élément fondamental de l’identité nationale.
Selon une logique de présentation institutionnelle, sont ensuite exposés les symboles de l’État moderne : la résidence du Président de la République, le bâtiment du Gouvernement, l’Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle. Le complexe du Cascade à Erevan, ainsi qu’Alexandre Tamanian y figurent également, présenté comme une figure fondatrice de l’urbanisme moderne.
Il y a également une référence aux régions. Par ordre alphabétique, la région d’Aragatsotn est représentée par les quatre sommets du mont Aragats, la région d’Ararat par Khor Virap, l’un des centres les plus importants du christianisme, la région d’Armavir par le processus de cuisson du lavash, les vergers et les fruits, la région de Gegharkunik par le lac Sevan et la forteresse de Berdkunq datant du Xe siècle, la région de Kotayk par le temple païen de Garni, la région de Lori par la forteresse de Lori Berd, la région de Shirak par la rue du centre historique de Gyumri et la célèbre scène de Phaéton, la région de Syunik par la forteresse de Baghaberd, la région de Tavush par le pont de Sranots, la région de Vayots Dzor par la cascade de Jermuk et le célèbre cerf, symbole de Jermuk. Le Premier ministre a souligné qu’à travers tous ces monuments historiques et culturels, on a cherché à montrer la diversité et la richesse de l’Arménie.
Il a également été précisé que, parallèlement à l’introduction des passeports biométriques, des systèmes automatisés de passage sans contact aux frontières seront mis en place, afin de faciliter et d’accélérer la circulation des citoyens.
En conclusion, le chef du gouvernement a indiqué que cette initiative constitue une étape importante vers la mise en place d’un système de passeports moderne, sécurisé et conforme aux normes internationales.